
Le nouveau livre de
JL Etienne
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Octobre-Novembre
Des pistes enneigées du nord de l'Europe au pistes poussiéreuses du sud de l'Afrique nous découvrons
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ATLANTIKITE s'élancera des Canaries pour rejoindre la Guadeloupe
en mars 2010
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Au programme: du sable et de la solidarité
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portrait de l'alpiniste
Lionel Daudet
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Voyage au Groenland en compagnie de Janot Lamberton Glacionaute
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Le navigateur norvégien Thor Heyerdahl est mort, le 19 avril 2002 en Italie, à l'âge de 87 ans. En 1947, jeune scientifique, il avait acquis une renommée mondiale en traversant le Pacifique sur un radeau devenu aussi célèbre, le Kon-Tiki. Il voulait prouver aux scientifiques la possibilité d'une migration des hommes antiques de l'Amérique du Sud vers la Polynésie.
Après la Seconde Guerre mondiale, à la suite de voyages au Pérou et en Polynésie, le scientifique Thor Heyerdahl émet l'hypothèse que la civilisation de l'île de Pâques et de la Polynésie était directement issue du grand empire andin qui avait précédé celui des Incas. Las de se faire rabrouer, il décide de prouver à la communauté scientifique sa théorie en relevant le défi de la possibilité d'une telle migration. Il se lance, alors, dans une aventure épique qui, de la construction d'un radeau de balsa semblable à ceux qu'utilisaient, il y a plus d'un millénaire, les habitants du Pérou, va le mener avec six compagnons à une extraordinaire traversée de l'océan Pacifique. Les experts comme les détracteurs crient à la folie et à l'échec certain : « Un tel radeau ne saurait naviguer plus de quelques jours en haute mer ! Il va absorber l'eau et couler ! » Peu importe, il fait venir du fin fond de la jungle équatorienne des troncs en balsa, le « bâtiment » fait dix-sept mètres de longueur sur sept de largeur. La forme, la structure et les matières sont les mêmes que celles utilisées par les Péruviens de la préhistoire. Le radeau est entièrement assemblé avec des cordes, aucun métal, ni vis, ni clou ne sont utilisés pour sa fabrication. Sur le pont une cahute en bambou tient lieu de cabine. Pas de moteur, bien sûr, seule une voile carrée, utilisable par vent favorable, permet à l'embarcation d'avancer, aidée d'un aviron qui fait également office de gouvernail. Le 27 avril 1947, Thor Heyerdahl et un équipage de quatre compatriotes et un Suédois, sans compétences particulières pour la navigation, larguent les amarres du Kon-Tiki, du nom du dieu soleil adoré jadis sur les hauts plateaux des Andes, et mettent le cap à l'ouest. Un cas d'école de l'archéologie expérimentale, diront certains. Ce fut surtout une fabuleuse aventure humaine et peut-être le dernier voyage d'exploration à l'ancienne. Pendant cent un jours, loin des routes maritimes habituelles, portés par le courant de Humboldt, poussés par l'alizé, ils affrontent les éléments. Ils traversent des tempêtes, sont attaqués par des requins, des pieuvres géantes et autres monstres marins. Puis, un matin, le 7 août, leur embarcation s'échoue sur le récif corallien de l'atoll de Raroia, dans l'archipel des Tuamotu.

C'est le triomphe, sa théorie devient plausible. Thor Heyerdahl, de cette histoire vécue, tira un livre (1) digne des aventures de Moby Dick et des récits de Jules Verne. Le documentaire réalisé pendant l'expédition fut récompensé par un oscar. Après cette aventure, l'ethnologue devient un spécialiste des migrations de peuples n'ayant pas laissé de traces écrites. En 1969, il risque de nouveau sa vie pour prouver que des contacts avaient pu exister entre l'Egypte antique et l'Amérique. Ra, un bateau en tiges de papyrus, fait naufrage. La seconde tentative est la bonne à bord de Ra II, construit cette fois par des Indiens boliviens du lac Titicaca. Puis, en partant de l'Irak, il navigue sur l'océan Indien à bord d'un bateau en panneaux de roseaux, le Tigris, cherchant à savoir jusqu'où pouvaient aller les navigateurs sumériens. Par la suite, l'explorateur conduit des recherches aux Maldives, dans l'île de Pâques et dans la zone des pyramides à Tucume, au Pérou. Il finit par s'établir à Tenerife, aux Canaries, où il travaille sur d'anciennes pyramides. Dernièrement, à plus de 80 ans, il s'était lancé dans une nouvelle quête à la recherche du dieu Odin.