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Le lundi 6 juillet, la caravane de Cape To Cape est arrivée au Cap de Bonne Espérance en Afrique du Sud, point ultime de son périple. Après un peu plus de quatre mois d’aventure et de péripéties en tout genre, les équipes et les machines ont gagné leur pari. Retour sur un périple commencé le 3 mars à l'extrême nord de l'Europe, étape par étape.

 

 

Après des mois et des mois de préparation, les véhicules Renault Trucks et les membres de l’expédition Cape To Cape qui relie le Cap Nord (Norvège) au Cap de Bonne-Espérance (Afrique du Sud) sont partis le 1er mars. Au programme des premières étapes : la traversée dans le vent et le froid des magnifiques fjords de la Norvège.

 

 

Étape 1 L’expédition Cape To Cape sur la (dure) route des tsars

Cap Nord (Norvège) - Saint-Petersbourg (Russie)

Il est 13h30 ce dimanche 1er mars lorsque les quatre Kerax et les six Sherpa Renault Truckspartent du point le plus au nord du continent européen. L’émotion est forte pour l’ensemble des pilotes et pour l’entreprise Renault Trucks qui travaillent sur le projet depuis de longs mois. Ce n’est pas tous les jours qu’un GPS affiche les coordonnées 71°10’21’’ de latitude nord !
Fidèle à sa réputation, le Cap Nord, situé sur l’île de Mageroya accueille ses hôtes de passage par de la neige, un vent glacial et une température de -20°. Une fois là-haut, il n’y a pas d’autre choix que de mettre le cap vers le sud et c’est sans se faire prier que toute l’armada s’y soumet !
Sur la route, les salariés de Renault Trucks ont droit à une infinité de nuances dans le relief et les paysages. L’itinéraire, parfois étroit et très souvent verglacé, passe au pied de massifs montagneux, parfois en empruntant des tunnels creusés dans la roche.

 


Longeant les hautes falaises, Sherpas et Kerax arrivent à Honningsvag, un port de pêche norvégien, niché dans un fjord étroit. Utilisé comme base retranchée par les Allemands lors de la Seconde Guerre Mondiale, il a ensuite accueilli les bateaux plus pacifiques des pêcheurs du coin, qui sont ainsi protégés des tempêtes. C’est que sur les côtes déchiquetées du nord-est de la Norvège, le vent peut être particulièrement violent.
L’ensemble des pilotes de l’équipe Cape to Cape n’était pas peu fier de ces premiers tours de roues et s’engage avec sérénité pour la prochaine étape : la découverte de la Russie.

Deux jours à peine après le départ, les choses sérieuses commencent pour les aventuriers de Cape To Cape ! Après une sortie de route sans gravité d’un Sherpa, l’équipe a découvert le folklore russe dès la frontière : seize heures d’attente ! Heureusement, la solidarité au sein du groupe a été exemplaire et l’accueil chaleureux.


Piégeuse et le plus souvent verglacée, la route entre Neiden (en Norvège) et la frontière russe ne pardonne aucune erreur. Un des pilotes de Sherpa en a fait les frais et a fait une petite sortie de la route sans gravité pour lui et ses passagers. Et dans ces cas-là, il est toujours bon d’avoir un Kerax près de soi ! Grâce à ses capacités hors-pairs et la solidarité de l’équipe, le Sherpa est sorti de son mauvais pas en quelques minutes et remis dans le droit chemin.

 

Le plus dur restait à venir : le passage de la frontière russe et les tracasseries qui vont avec. Pendant seize heures, l’équipe a subi les contrôles de visas et de véhicules. Le tout dans une ambiance malgré tout, bon enfant, les douaniers se faisant photographier devant les véhicules ! Il n’en reste pas moins qu’au fil des heures, les nerfs sont soumis à rude épreuve. Alors, on se serre les coudes. Gurvan a l’idée de fabriquer une balle avec un peu de ruban adhésif et invente le « foot sur glace » ! A deux heures du matin, la barrière se lève enfin…jusqu’au premier check-point dix kilomètres plus loin. Tout cela et l’immense ville industrielle et sans charme de Mourmansk nous rappelle que l’ex-empire soviétique n’est pas si loin que ça.
Mais à défaut d’attirer les tour-operators, les habitants de Mourmansk offrent une hospitalité sans borne. La caravane est accueillie par des applaudissements et par un engouement populaire qui fait chaud au coeur. En nous voyant arriver, petits et grands sortent en un clin d’oeil leur appareils photos ou leur portable pour se faire photographier à côté de nos véhicules. Espérons que les habitants de Saint Petersburg, prochaine étape nous réserve le même accueil !

 

Étape 2 Bons baisers de Russie

Saint-Petersbourg (Russie)- Moscou (Russie)

L’expédition Cape To Cape prend son allure de croisière en territoire Russe. L’immensité du pays oblige à de très longues étapes dans des paysages et des ambiances très contrastés. Entre forêts, lacs gelés et… noeuds autoroutiers dignes de la région parisienne pour arriver à Saint-Pétersbourg !


Tout le personnel engagé dans l’expédition a pu se rendre compte lors de cette première semaine de l’immensité de la Russie. Plus de 1500 km séparent Mourmansk de Saint-Pétersbourg. Ce que les chiffres ne disent pas, c’est la dureté du parcours. Ici pas de « pièges » comme dans le désert ; mais des chaussées en très mauvais état (le gel et le dégel y étant pour beaucoup), qui sollicitent énormément hommes et machines. Les voitures slaloment entre les trous pour ne pas exploser leurs pneus ou casser leurs suspensions. Seuls quelques tronçons récemment refaits permettent aux pilotes de se reposer et… aux automobilistes russes de doubler de manière un peu acrobatique la caravane de Cape to Cape.
A l’aridité de Murmansk, succèdent les forêts denses de résineux et de bouleaux. Le changement est sensible passé le cercle polaire arctique, et plus encore en Karélie. A Belomorsk, notre caravane crée l’événement et c’est une nuée d’enfants et d’adolescents qui nous accueillent. Mais la découverte fonctionne dans les deux sens, car c’est à travers cette étape que les équipages de Cape to Cape découvrent vraiment le pays, avec ses contrastes saisissants entre les datchas immuables et les immeubles collectifs de l’époque soviétique.

 

 


En se rapprochant de Saint-Pétersbourg, la route serpente entre les collines boisées, passe à travers des villages aux maisons de bois, longe des lacs gelés (dont l’immense lac Ladoga) avant de se transformer en piste. Pas pour longtemps : l’arrivée à Saint-Pétersbourg se fait via un noeud autoroutier digne de l’Europe de l’Ouest. Et on sent qu’une part de la richesse du pays passe dans cette métropole : activité portuaire incessante, opulence des magasins, arrogance de certaines automobiles, patrimoine historique (grandiose) soigneusement restauré. Saint-Pétersbourg est autant une ville d’affaires que de tourisme. Pour cette raison, Cape to Cape y retrouve clients et prospects avant de filer vers le sud-est en direction de Moscou.

 

 

Une fois sa pause terminée dans la ville de Pierre Le Grand, Saint-Pétersbourg, la caravane de Cape to Cape a repris la route, direction la capitale russe où elle a posé ses cantines jeudi 12 mars. A quelques encablures de la Place Rouge, le rouge des camions Renault s’exhibe, le lendemain, pour un événement commercial où se pressent officiels, clients de la marque au losange et journalistes. On entend alors des « Na zdorovie tovaritch ! » (A ta santé camarade !) un peu partout.
Saint-Pétersbourg et son escale ont été fort appréciées des hommes et des machines. Côté conducteurs : découverte de la ville et rencontre avec une centaine de clients invités par la filiale de Renault Trucks en Russie. Côté machines : révision de routine sur les Kerax et inspection des Sherpa. Branchement des trip-master et... nettoyage de fond en comble pour tous. Après cette halte, première rencontre avec des clients russes, Cape to Cape file sur Moscou. Le groupe délaisse les grands axes pour des petites routes enneigées où croiser des grumiers n’est pas rare ; les camions Renault rendent hommage à leurs grands frères de l’Est.

 


Ultime étape avant Moscou : Ostachkov. Ouverture des ridelles, déballage des sacs, souper puis sommeil réparateur. Le lendemain, réveil dès potron-minet. Pour ceux qui ont oublié d’allumer le cumulus de leur chambre, la douche froide. Le plat unique du petit déjeuner rappelle l’époque soviétique. A son départ, la caravane passe devant des écoliers amusés, fascinés et souvent enthousiastes.
Jeudi soir, les camions arrivent chez le concessionnaire Renault Trucks au nord de Moscou pour une séance de toilettage avant de s’exhiber en centre ville.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Étape 3

Moscou(Russie) - Kiev (Ukraine)

Pour son ultime étape au pays des Tzars, l’expédition Cape to Cape de Renault Trucks a posé ses cantines lundi 16 mars à Voronej, avant d’aller à la rencontre de clients et de lycéens du Sud-ouest du pays. A peine oubliée la Russie, l’expédition Cape to Cape se plie à la culture ukrainienne lors d’une soirée de gala en l’honneur de ses membres, donnée au Parc des expositions de Kiev. Mais avant cela, la caravane aura dû patienter plus de 24 heures à la frontière entre la Russie et l’Ukraine.
Dernière escale Russe : Voronej. Ville commerçante, située à environ 600 km de Moscou, Voronej se trouve être un croisement stratégique du réseau routier du Sud-ouest de la Russie. Pour Guillaume Zimmermann, Directeur de Renault Trucks en Russie, le Sud et le Sud-ouest de la Russie sont « deux régions stratégiques en termes de développement du réseau commercial ». Et de poursuivre « Sergey Donskikh, directeur de Doka, notre distributeur local est un partenaire qui avance avec méthode ». « Renault Trucks » répond Sergey Donskikh « travaille en Russie avec un réel esprit de partenariat et sait comprendre nos besoins ». Parmi les arguments qui ont séduit ce dernier : un développement et des exigences d’investissement bien maîtrisées et échelonnées. Doté d’une expérience de quinze ans dans le matériel industriel, Sergey Donskikh aura le premier atelier dans un rayon de 200 km à s’équiper d’un véhicule de dépannage et relevage poids-lourds de grosse capacité sur une base de Kerax 8x4. De quoi assurer sa notoriété et celle de Renault Trucks sur la région, et développer son chiffre d’affaires.
L’étape de Voronej est l’occasion pour les membres de l’expédition Cape to Cape d’une nouvelle rencontre : c’est avec des élèves de lycées d’enseignement technique qu’ils passent la matinée avant de clore la journée par une soirée avec les clients russes de la marque au losange.
Mardi 17, après sa dernière étape russe, le cortège de Cape to Cape s’est remis en mouvement. Direction l’Ukraine. Mercredi 18, aux environs de 10 h (heure locale), la caravane arrive à la frontière qui sépare les deux pays. Elle n’en repartira que le lendemain en milieu de journée ! Les pilotes prennent leur mal en patience. L’attente se fait longue… Pendant ce temps là, les Sherpa démontrent une fois de plus leur pouvoir d’attraction : une meute de douaniers, attirée par les proportions de ces deux camions, les ausculte par pure curiosité.

Le soir, l’accueil chaleureux réservé à Cape to Cape par les invités de Renault Trucks Ukraine a fait oublier ce fastidieux rite de passage. C’est au Parc des expositions de Kiev que Renault Trucks Ukraine avait convié plus de 400 personnes (journalistes, clients, prospects, concessionnaires, autorités locales et nationales). Pour la filiale Renault Trucks, et son superbe établissement de Kiev, l’enjeu est d’importance. Le nombre de camions Renault en circulation en Ukraine est significatif ; pour elle, il est essentiel de capitaliser sur leur réputation de longévité, bien ancrée ici ! Et l’expédition Cape to Cape vient à point nommé pour illustrer ce thème.
L’Ukraine ne cesse de lorgner vers l’Union Européenne tout en étant très liée à son voisin russe. Ici plus qu’en Russie, le respect des normes Euro est stratégique pour les transporteurs ukrainiens, ce qui favorise les constructeurs européens, mais rend la concurrence d’autant plus vive.
Bien que méconnu, l’Ukraine est, en termes de superficie, le deuxième plus grand pays d’Europe continentale. Dans l’imaginaire des écoliers, il est réputé être le « grenier à blé » de l’ex-URSS. Le pays conserve aujourd’hui une grande tradition agricole rappelée par les couleurs de son drapeau. Cette tradition se manifeste aussi dans le domaine culinaire. Le contraste entre les campagnes et les métropoles (dont Kiev la capitale mais aussi Lvov ou le fameux port d’Odessa), est saisissant. Indépendant depuis 1991, le pays est divisé en deux zones d’influences : l’une russe, à l’Est du pays, et une autre de culture lituano-polonaise à l’Ouest, un héritage du XIVe siècle. D’où les inscriptions en caractères cyrilliques et latins sur les routes et dans les rues qu’emprunte l’expédition Cape to Cape.

 

Étape 4

Kiev (Ukraine) - Istanbul (Turquie)

 

Après une longue incursion en Russie et une traversée de l’Ukraine, l’expédition Cape to Cape retrouve les frontières de l’Union Européenne pour un tour sur les bords de la mer Noire. Roumanie et Bulgarie sont les deux nouveaux pays traversés par l’expédition en cette fin mars. Les découvertes y furent nombreuses, tout comme les contrastes !

 


Si l’étape de Kiev reste associée à l’accueil chaleureux qu’ont reçu les membres de l’expédition Cape to Cape (voir communiqué précédent), la capitale ukrainienne marque un tournant dans l’expédition organisée par Renault Trucks ; elle est le passage de témoin entre la première et la deuxième équipe. Une équipe cette fois 100% française et qui conserve toujours une représentante féminine.
Direction la Roumanie. Quitter l’Ukraine requiert de la patience mais l’entrée en Roumanie se fait en 30 minutes. Oubliées les heures d’attente aux frontières ! Vive l’Union Européenne ! Cape to Cape met le cap sur le pays de Dracula, la Transylvanie. Un massif montagneux superbe, soigneusement entretenu et dont la forêt est exploitée économiquement. Le bois est, en effet, la base de la vie locale tant pour l’habitat que pour l’emploi ou l’industrie manufacturière.


La caravane de Cape to Cape monte en altitude, ce qui lui vaut de retrouver la neige, aux précipitations abondantes en cette saison. Les Kerax et Sherpa y démontrent, une fois de plus, leurs aptitudes routières, y compris sur neige fraîche.


Les routes roumaines sont bonnes mais sinueuses et étroites, la prudence est de mise. Plus tard, à Ruse, en Bulgarie, Cape to Cape effectue son premier ravitaillement en Ad Blue depuis Saint-Pétersbourg. Preuve que le SCR, technologie choisie par Renault Trucks en matière de dépollution, est parfaitement adapté au transport longue distance. Y compris lorsqu’il faut traverser des pays où les infrastructures dédiées sont encore rares !
Bulgarie comme Roumanie sont des pays en pleine évolution. Et l’accueil fait par la filiale Renault Trucks de Sofia fait chaud au coeur de l’équipe Cape to Cape : banderoles et personnel au grand complet à attendre la caravane ! « Cape to Cape arrive à point nommé pour consolider la notoriété de Renault Trucks et du Kerax en Bulgarie » explique Stefano Ciccone, Directeur du site de Sofia, filiale aux couleurs Renault Trucks depuis juillet 2008. Pour l’occasion un grand spectacle a été donné en plein centre-ville. « Même si le marché toutes marques de 2008 a représenté 4000 camions de plus de 6 tonnes, il est en forte contraction depuis 6 mois » ajoute-t-il.

Bulgarie et Roumanie sont voisines, leurs habitants font montre d’une vraie curiosité vis-à-vis de l’expédition et d’un profond sens de l’accueil. Mais les ressemblances s’arrêtent là. Les cultures sont différentes, y compris en ce qui concerne le transport.


Avec l’escale à Sozopol, l’expédition Cape to Cape se prépare à quitter la Bulgarie pour entrer en Turquie et découvrir Istanbul. L’épisode européen se rapproche de son épilogue…

 

 

L’expédition Cape to Cape a pris une nouvelle dimension lors de l’étape d’Istanbul. Du cap Nord, étaient partis quatre Kerax et deux Sherpa. Dans la capitale turque, deux Kerax et quatre Sherpa supplémentaires les ont rejoints. C’est donc à la charnière de l’Europe et l’Asie que les deux convois se sont retrouvés pour entamer la partie méridionale du parcours. Point de jonction, l’étape d’Istanbul fut aussi un moment fort sur le plan commercial.


Bien qu’immobilisée à Istanbul pour quatre jours, l’expédition Cape to Cape demeure plus que jamais mobilisée. Ce fut un véritable travail d’orchestration que de synchroniser les deux cortèges pour une arrivée à 24 heures près. Pourquoi deux convois ? Pour que les deux Kerax transportant le matériel des bivouacs et les quatre Sherpas des journalistes accompagnateurs puissent rejoindre le premier corps de l’expédition (partie du cap Nord). Une fois réunis chez un des deux distributeurs Renault Trucks de l’agglomération d’Istanbul, les véhicules ont fait l’objet d’ultimes vérification et préparation : vidange de l’huile moteur pour un lubrifiant plus adapté aux hautes températures des déserts, montage des systèmes sur les Kerax pour le gonflage et dégonflage des pneus en roulant, échange des cartouches filtrantes (huile, air, gazole) et améliorations diverses (resserrage des fixations des caisses amovibles, remplacement de projecteurs longue portée). Cette pause est également mise à profit pour réorganiser le rangement dans les véhicules et y stocker tout le nécessaire des bivouacs à venir

 

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Dès le vendredi, la caravane s’engage vers le centre de la Turquie où les conditions météorologiques pourraient bien réserver des surprises.

 

Étape 5 Turquie : l’école de l’humilité

Istanbul (Turquie) -


L’aventure Cape to Cape continue, les difficultés croissent. L’étape commerciale d’Istanbul et son terrain rendu boueux par les pluies n’était qu’un avant goût de ce qui allait attendre les conducteurs et conductrices de Cape to Cape. Fidèle à sa feuille de route, la caravane a traversé la Turquie sur un axe nord-ouest, sud-est en passant par l’Anatolie et la Cappadoce. La route et ses pièges exigent un niveau de conduite plus expert.
En franchissant le Bosphore, l’expédition Cape to Cape a mis les roues en Asie. En direction de l’Anatolie, le relief s’est fait de plus en plus vallonné. À la grande surprise d’une partie de l’équipe, la Turquie se révèle être un pays très vert, où chaque parcelle arable est cultivée. Une fois n’est pas coutume, l’accueil réservé à la caravane est extrêmement chaleureux, ce qui se vérifie à la ville comme à la campagne.

 

Les pilotes Renault Trucks découvrent les pistes turques après Bilecik, un parcours roulant mais sinueux sur un sol sec. Les panoramas s’y révèlent magnifiques. Le lendemain, Cape to Cape traverse les hauts-plateaux d’Anatolie en direction d’Aksaray, un avant goût des paysages de steppe de l’Asie Mineure ou des monts du Caucase avec leurs volcans dominants de vastes plaines semi-arides. A partir d’Aksaray, les paysages se font grandioses avec quelques passages permettant de se familiariser avec les aptitudes tout-terrain des véhicules : gués, pistes étroites et boueuses, déclivités importantes. Sur l’étape entre Aksaray et Nevsehir, la neige est à portée de main. C’est sur cette étape que l’expédition découvre les paysages fantastiques de la Cappadoce. Roches calcaires et volcaniques se sont ainsi succédées tout au long du parcours avec un passage à 1770 mètres d’altitude.

 


L’avant dernière étape turque, entre Nevsehir et Iskenderun sur les rives de la Méditerranée se révèle de très loin la plus technique. Montées et descentes de cols se succèdent sur un terrain rendu glissant par la fonte des neiges sur les massifs. Les Sherpas y font preuve d’une extrême agilité et vélocité. Bien que n’étant pas des engins tactiques dédiés au franchissement, mais des véhicules de chantier, les Kerax 6x6 et leurs pilotes réussissent l’épreuve haut la main. Ils doivent toutefois apprendre à gérer le freinage et éviter la surchauffe dans les longues descentes ; les Kerax sont équipés de freins à tambours alors que les Sherpas sont dotés de freins à disques aux quatre roues. Apprentissage encore pour manier à bon escient les blocages de différentiels ou des changements d’étage sur les boîtes à 16 rapports. Les Sherpas, avec leur boîte automatique Allison 6 rapports permettent d’éluder certains de ces écueils. Cape to Cape se révèle être l’école de l’humilité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


En fin de journée, les conducteurs sont mûrs pour maîtriser toutes les subtilités de leurs véhicules. Dans moins de 48 heures, ils vont passer de la boue au sable en quittant la Turquie pour la Syrie. S’ouvre un autre chapitre de l’aventure…

 

 

 

Étape 6 Syrie (Damas) - Jordanie (Amman)

 

L’expédition Cape to Cape est aujourd’hui à mi-parcours. Partie le 1er mars de Norvège, elle est arrivée au bord de la mer Rouge le 13 avril. Lors de la traversée de la Syrie et de la Jordanie, l’équipe est tombée sous le charme… mais aussi dans les pièges du désert.


Les pistes turques n’étaient qu’un avant goût de ce qui attendait Cape to Cape en Syrie et en Jordanie ! A l’entrée des zones désertiques, les routes recèlent de nombreux pièges et les pilotes de Cape to Cape ne ménagent pas leur peine pour garder le cap.


La Syrie marque l’entrée dans le monde arabe. Elle reste un pays mystérieux et l’équipe va de surprises en surprises : une escorte officielle du service du protocole à l’entrée dans le pays, la police qui escorte la caravane aux abords de la ville d’Alep, sans oublier des paysages verdoyants et, le long des routes, une quantité impressionnante de portraits officiels du président syrien, Bachar el-Assad. La Syrie est aussi l’occasion de découvrir, après Alep, la circulation sur les pistes désertiques. Ce n’est pas tant la température qui surprend mais bien la nature du sol : sur des centaines de kilomètres, les camions roulent sur une piste en latérite couverte de blocs de pierre volcanique. Un témoignage d’anciennes éruptions qui créèrent ces paysages lunaires. L’habitat change en conséquence : aux bâtisses de terre succèdent des maisons en pierre sombre. Ces étendues offrent aussi l’occasion de rouler de front, notamment pour échapper à la poussière du camion qui précède. Elles donnentégalement un grand sentiment de liberté et les conducteurs s’en donnent à coeur joie. Pourtant, ces chevauchées désertiques peuvent parfois, se traduire par de spectaculaires décollages de Kerax. Le désert recèle des pièges invisibles pour les yeux des pilotes. Même les plus aguerris ! A cause du soleil brûlant, les saignées et les dépressions du sol sont parfois occultées et rendent la conduite délicate.

 

 

Le passage entre la Syrie et la Jordanie amène un nouveau changement de décor. À l’aridité de la Syrie succèdent les paysages verts de la Jordanie : le nord jusqu’à Aman est en effet incroyablement vert ! La maîtrise de l’irrigation favorise l’agriculture en de nombreux endroits. Ici, chaque terrain cultivable est mis en valeur. Le climat surprend par sa relative douceur en cette saison. La réalité vécue au quotidien offre ainsi à chacun l’occasion de se faire une autre idée de ce pays. Vient la descente vers la mer Morte. Descente inversement proportionnelle à la montée de la température ambiante. Descente interminable qui peut se révéler dangereuse pour les machines et les hommes si l’on n’a pas pris soin de choisir le bon rapport et d’économiser ses freins ! Certains pilotes ont eu chaud. Au propre comme au figuré !

 

 

 

 

A propos de chaleur, l’accueil en Jordanie restera dans les mémoires. A l’instar des Balkans et de la Turquie, le Royaume de Jordanie, est l’un des pays où la population s’est révélée la plus enthousiaste au passage de la caravane. La soirée commerciale organisée au bord de la mer Morte a également fait forte impression sur les invités de Renault Trucks.

 

 

 

 

 

Les questions y furent nombreuses et l’intérêt pour l’aventure Cape to Cape manifeste.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La nuit suivante, à quelques encablures du site historique de Pétra, l’itinéraire a conduit les pilotes de Cape to Cape sur des routes incroyablement étroites et tortueuses. En quelques dizaines de kilomètres de lacets, les camions sont passés de - 420 m à près de 1200 mètres d’altitude.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’ultime nuit de la première partie de l’expédition s’est faite en bivouac dans le désert du Wadi Rum. Un événement en soi, digne des superproductions hollywoodiennes comme l’indémodable Lawrence d’Arabie : la colonne de camions roulant de front, surgissant des dunes ou des massifs rocheux, le tout dans un environnement à l’aspect et aux couleurs changeantes. Un bouquet final avant l’embarquement pour Djibouti. Cape to Cape quitte le Moyen-Orient avec des souvenirs (et du sable) plein les valises.

 

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A suivre...

 

 

 

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