
Le nouveau livre de
JL Etienne

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Octobre-Novembre
Des pistes enneigées du nord de l'Europe au pistes poussiéreuses du sud de l'Afrique nous découvrons

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ATLANTIKITE s'élancera des Canaries pour rejoindre la Guadeloupe
en mars 2010
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Au programme: du sable et de la solidarité
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portrait de l'alpiniste
Lionel Daudet
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Voyage au Groenland en compagnie de Janot Lamberton Glacionaute
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Pendant huit mois, Sylvain Tesson a refait le long voyage de la Sibérie au golfe du Bengale qu'effectuaient naguère les évadés du Goulag. Pour rendre hommage à ceux dont la soif de liberté a triomphé des obstacles les plus grands, seul, il a franchi les taïgas, la steppe mongole, le désert de Gobi, les Hauts Plateaux tibétains, la chaîne himalayenne, la forêt humide jusqu'à la montagne de Darjeeling. À pied, à cheval, en vélo, sur six mille kilomètres, il a connu ce qu'il a cherché de plein gré : le froid, la faim, la solitude extrême. La splendeur de la haute Asie l'a récompensé, comme les mots d'une très ancienne déportée heureuse de se confier à lui : " On a le droit de se souvenir. "
Écrivain et journaliste, Sylvain Tesson a déjà publié aux Éditions Robert Laffont, avec Alexandre Poussin, On a roulé sur la terre (1996) et La Marche dans le ciel (1998), ainsi que La Chevauchée des steppes (2001), avec Priscilla Telmon.
Un extrait du dvd de l'expédition
De mai à décembre 2003, Sylvain Tesson a mis ses pas dans ceux des hommes qui pendant un demi-siècle, ont fui le goulag ou l'oppression soviétique. Un voyage de 6000 kilomètres, de la Sibérie jusqu'à l'Eurasie, à pied, à cheval et à bicyclette. un célébration de l'esprit d'évasion et un hommage rendu aux damnés du siècle rouge, qui choisissaient la liberté. Huit mois à la rencontre des survivants du système concentrationnaire et des peuples jalonnant ces chemins de fuite.
Quand les Français exploraient le monde !
« Quand je serai grand, j'irai là » racontais Joseph Conrad, lorsque enfant il parlait de sa passion des cartes et de l'exploration. Les personnages réunis dans le livre, Aventuriers du monde, ont certainement eut les mêmes rêves et les mêmes désirs. Dans la seconde partie du XIXè siècle et jusqu'à la Grande Guerre, l'Europe domine le monde et l'expansion de la France vers l'outre-mer lui procure un gigantesque empire colonial. Enfin, les Français sont des explorateurs parcourants le monde à la découverte de l'ailleurs et s'y installant parfois. « Cet ouvrage ressuscite leur histoire et découvre leur quotidien par un dialogue permanent entre l'illustration et les textes », écrit Dominique de Villepin dans sa préface. Vrai ! Cet ouvrage collectif, réunit un véritable patrimoine enfoui depuis des décennies dans les réserves du Quai d'Orsay, des Archives de France et des Archives d'outre-mer, comme dans celles de la Société de Géographie de Paris, la plus ancienne du monde. Des images inédites, des cartes originales servent de guide aux propos des écrivains et des personnalités de l'univers des sciences et de l'aventure qui retracent l'épopée française des Marchand, Brazza, Pavie, Charcot, Garnier…
Du cap Horn aux plaines de Mongolie, des déserts Africains au Tibet interdit, en remontant le Niger ou le Mékong, des glaces du pôle Sud aux forêts tropicales, ils ont parcouru tous les continents. Pour ces héros d'hier, il s'agissait bien souvent de l'intérêt National qui était en jeu. Une poignée d'hommes avide de découvertes, de mettre des noms et de colorer les zones blanches, contrées sauvages encore inconnues, des atlas de l'époque. Apportant pour les uns, la paix, la civilisation, les connaissances, l'instruction, le christianisme… Pour les autres, la misère, les maladies, l'asservissement, mais pour tous ce fut le colonialisme sur lequel des fortunes se bâtirent. Pourtant les premiers anticolonialistes se recrutèrent aussi parmi eux, Pierre Savorgnan de Brazza prit conscience du problème, certainement le premier. « Ce livre nous donne à voir ces êtres dans leur extrême jeunesse, leur idéalisme, leur naïveté, leur indicible courage », commente Jean-Christophe Rufin, écrivain et ancien médecin humanitaire. « On les imaginerait aujourd'hui militants humanitaires ou altermondialistes, passionnés par les mondes inconnus de la science-fiction… »
Organisé chronologiquement en quatre grandes parties, la première nous même de 1866 à 1885 pour « La grande aventure » où, entre autres, Jean Lacouture accompagne Ernest Doudart de Lagnée et Francis Garnier aux sources du Mékong ; de son côté Jean-Christophe Rufin explore les marges du Congo avec Pierre Savorgnan de Brazza ; tandis que Jean-Luc Coatalem navigue avec le commandant Martial dans ses voyages au cap Horn chez les Indiens du bout du monde. La seconde partie va jusqu'en 1898, c'est « le choc des empires. Jean-Claude Guillebaud marche dans les pas d'Auguste Pavie, l'explorateur aux pieds nus au cœur de l'Indochine ; Marc Michel recherche l'honneur perdu du commandant Marchand du Congo au Nil Blanc. Vient ensuite « le temps des rêves » qui nous mène jusqu'en 1909 pendant lequel Claude B. Levenson arpente le Yunnan sur les traces d'un consul solitaire , Auguste François ; les rêves d'Afrique sont nombreux, où Louis Gardel poursuit Fernand Foureau et François-Joseph Lamy, les rêveurs du Sahara de l'Algérie au Soudan et retrouve Henri Gouraud, le soldat de l'empire dans le désert de Mauritanie. Malheureusement « La fin d'un monde » est proche en 1914. Juste le temps pour la navigatrice Isabelle Autissier d'apprécier Jean-Batiste Charcot, le gentleman des pôles, à bord de son légendaire Pourquoi pas ? , dans les glaces de l'Antarctique ; et pour Kenneth White de se joindre à Henry de Bouillane de Lacoste, l'explorateur les hautes terres en Mongolie. Même si pour la plupart de ces hommes leur aventure comme leur nom sont tombés dans l'oubli, il n'en reste pas moins que ce sont également des pages de notre histoire qu'ils ont écrite. Et pour la première fois, des photographies immortalisaient ces nouveaux territoires peuplés de personnages étranges, chargés d'exotisme qui furent à l'origine de nombreuses vocations. Egalement oublier de l'histoire, ces photographes qui les accompagnèrent, aventuriers de la plaque de verre au gélatino-bromure d'argent des frères Lumières, furent probablement les premiers reporters à poser un regard et un objectif sur ces civilisations inconnues.
Esprit es-tu là ?
« La place de l'esprit d'aventure dans nos sociétés en quête de sécurité se pose-t-elle comme une v é r i t a b l e question de société ? Et d'abord qu'est-ce que l'esprit d'aventure ? » Trois écrivains, trois aventuriers et non des moindres, Gérard Chaliand, Stratégie de la guérilla, grand voyageur, Patrice Franceschi, La Folle Équipée, président de la Société des Explorateurs et capitaine de La Boudeuse, Jean-Claude Guilbert, Ils ont tué tous les héros, journaliste, fils spirituel d'Hugo Pratt, tentent de répondre à ces questions en proposant une conception originale de cet esprit. Pour eux, l'esprit d'aventure doit répondre à quatre « vertus » : l'anticonformisme, l'aptitude au risque, le besoin de liberté et le désir d'explorer, conçu au sens large de désir de connaissance. « La créativité me paraît l'aptitude la plus importante dans l'esprit d'aventure. La capacité d'imaginer quelque chose qui n'a pas été explorée, d'analyser de façon inédite, d'appréhender la réalité de façon nouvelle, d'avoir une vision différente », poursuit le président de la Société des explorateurs. Chaque fois que « l'esprit d'aventure » a pu s'exprimer, il a joué un rôle majeur dans l'histoire de l'humanité, dans l'histoire des découvertes, dans l'histoire des sciences, dans l'histoire de la pensée. Pour preuves, les Socrate, Copernic, Galilée, Michel-Ange, Newton, Christophe Colomb, Cortès, Hemingway, Picasso, Paul-Émile Victor... Patrice Franceschi, qui prépare un nouveau tour du monde à bord d'une nouvelle Boudeuse, un trois-mâts, à la rencontre des « peuples de l'eau », a sa propre définition de la vie aventureuse : « C'est la possibilité offerte, chaque matin d'inventer son existence, de décider de projets nouveaux. Si l'esprit d'aventure possède cette capacité de création permanente, c'est parce qu'il est fondamentalement une expression de la liberté. » Mais dans notre monde télévisuel où l'aventurier n'est qu'une pâle copie virtuelle jouant la partition d'une production avide d'Audimat, sans aucune prise de risque, la lecture de cet essai est nécessaire à tous. Qui sait, vous avez peut-être l'esprit d'aventure.
Henri de Monfreid est mort en 1974. Pour célébrer le trentième anniversaire de sa disparition, Freddy Tondeur vient de publier une biographie de l'aventurier de la mer Rouge. Ce livre nous permet d'entrer dans l'intimité d'un homme décrié par les uns et admiré par les autres. S'il fut un auteur à succès, ne publiant pas moins d'une soixantaine de romans, principalement chez Grasset, le sieur de Monfreid n'en fut pas moins un affreux personnage. Dès l'enfance, il cultive l'indépendance, la solitude et les bêtises : un chenapan, disaient ses contemporains. Lorsqu'il débarque le 20 août 1911 dans le port de Djibouti, « l'avenir colonial » a le vent en poupe et Monfreid tente sa chance comme « employé aux écritures » au comptoir Guigniony. En quelques instants, sa vie bascule comme il l'écrira plus tard : « J'entrais bien cette fois dans un monde différent où mon rêve pourrait vivre encore. » Marginal de la bonne société française coloniale, il est de tous les trafics, des armes à la drogue. Henri de Monfreid se lie d'amitié avec Teilhard du Chardin comme avec Joseph Kessel qui le pousse à écrire. Son premier roman, très autobiographique, est une réussite qui se renouvellera pour chaque livre qu'il publie. Il tente maintes fois l'Académie, notamment avec le soutien de Marcel Pagnol, mais échoue constamment. Cet ouvrage est un travail minutieux qui fourmille de souvenirs mêlés de témoignages de ses compagnons d'aventure et de la famille du héros des Secrets de la mer Rouge. ...
Certaines grandes fortunes collectionnent les œuvres d'art, d'autres des voitures de prestige, d'autres encore des châteaux. Steve Fossett, lui, collectionne les exploits, les trophées, les records. De son argent, il a fait une arme ; de son sens aigu de l'organisation, il a fait un atout. Après avoir mené à bien ses affaires, il a réussi à mener à bien ses aventures du bout du monde. En solitaire ou en équipe, sur terre, sur mer et dans les airs, il s'est attaqué à d'incroyables records, les faisant tomber les uns après les autres, les pulvérisant parfois. De la course de traîneaux au tour du monde en ballon, de la traversée de l'Atlantique à la voile aux records de vitesse en avion privé, la liste est aussi longue qu'impressionnante. Parce que Steve Fossett n'est pas un aventurier comme les autres : il aime gagner, il veut gagner. Il y a en lui du Jules Verne, du Jack London, de l'Ernest Hemingway et du Howard Hugues. Pour la première fois, un livre retrace son parcours peu banal et revient sur la plupart de ses exploits, les faisant revivre de l'intérieur. Cela permet de mieux comprendre cet Américain pas si tranquille pour qui la devise scoute, qu'il défend, est devenue un dogme : " Toujours prêt ! "
Journaliste de renommée internationale, Peter Van Horn a écrit dans de nombreuses revues. Spécialiste des sports extrêmes et grand amateur de destins hors du commun, il a réuni ces deux passions pour enquêter sur les exploits de Steve Fossett. D'une véritable montagne d'informations, il a tiré un récit précis, haletant, qui retrace les grandes étapes de la vie d'un milliardaire résolument pas comme les autres.
Ballon, avion, voile, vol libre, ski de fond, triathlon, traversée de la manche à la nage... Le plus célèbre des aventuriers qui a battu 116 records du monde dans cinq disciplines différentes raconte pour la première fois son histoire fascinante. J'avais eu tort de penser qu'il ne pouvait rien m'arriver de pire. En ouvrant le sas, j'aperçus une énorme boule de feu. C'était mauvais signe. Mon ballon était secoué de toute part, un incendie venait de se déclarer et l'explosion avait eu pour effet de mettre les brûleurs à pleine puissance. J'avais l'impression d'être en enfer et je m'entendis dire à voix basse " Je vais mourir ".
L'Américain Steve Fossett est l'un des grands aventuriers modernes. Il a battu de très nombreux records aux commandes des engins volants les plus divers - avion, ballon, planeur --, ainsi que dans les courses à la voile et les sports d'endurance. C'est lui qui a accompli le tour de la Terre en solitaire et sans escale en ballon, puis en avion, à bord du Virgin Atlantic GlobalFlyer.
" J'ai failli mourir dans l'eau glacée, j'ai senti les crocs des ours polaires contre mon visage, j'ai survécu à des températures de moins soixante ; j'ai fait des détours de mille deux cents kilomètres dans la nuit totale de l'hiver arctique, j'ai eu les doigts, la figure et même les poumons gelés, j'ai lutté cinq jours et cinq nuits, dans mon bateau crevé par un tronc d'arbre, j'ai perdu tout mon équipement et j'ai commencé à brûler vif... l'Arctique est sans pitié. Tout ce que j'ai affronté était nouveau pour moi. Je n'ai trouvé le courage de surmonter certaines épreuves que parce que j'ignorais les souffrances qu'elles représenteraient. " Mike Horn est un aventurier de l'extrême. Il ne vit que pour relever de nouveaux défis, et repousser encore plus loin les limites de sa résistance. Pour obliger son corps à donner le meilleur de lui-même. Pour le contraindre à obéir à son esprit. Cette aventure, il l'a vécue aussi comme un véritable voyage vers l'humain. Parce que sur ces terres où la vie ne tient qu'à un fil, où la moindre erreur peut être fatale, la solidarité est exemplaire. Et, comme il le dit lui-même : " Je crois à la générosité profonde de la nature humaine. Elle est simplement étouffée par la vie sociale. Là où je vais, la mascarade cesse et le meilleur ressort. "
Né en 1966 à Johannesburg, en Afrique du Sud, Mike Horn a déjà descendu l'Amazone à la nage et fait le tour du monde en suivant la ligne de l'équateur, aventure qu'il a relatée dans Latitude zéro (XO Editions, 2001).
Quand Mike Horn est habité par un rêve, il le réalise. Ce Sud-Africain de 35 ans a traversé l'océan Atlantique, l'Amérique du Sud, l'océan Pacifique, les îles indonésiennes, l'océan Indien, et l'Afrique. Tout ça seul, à pied, en pirogue, à la voile ou à vélo, dans la jungle et dans les tempêtes, dans les marais et les déserts. Parti le 9, juin 1999, il est revenu à son point de départ exact, un an et demi plus tard. Il avait fait le tour de la Terre en suivant la ligne de l'équateur. Dans cette folle entreprise, il lui a fallu une volonté d'acier: « À mon départ, je pensais que j'en savais assez pour faire ce tour de monde. Maintenant que je l'ai fait, je sais que je n en sais pas assez pour recommencer. » Mordu par un serpent, il est resté quatre jours aveugle, seul dans la jungle; il a été intercepté par des narcotrafiquants en Colombie, puis par l'armée... Il a chassé des singes et des caïmans pour se nourrir, escaladé des volcans, attrapé la malaria. À plusieurs reprises il a manqué se noyer, comme sur le lac Victoria où s'est déchaînée une tempête inouïe... Il a traversé des pays en guerre où tous les bords l'accusaient d'être un espion et où il devenait une proie. En Afrique, ça a failli mal finir, des militaires rebelles l'ont arrêté et condamné à mort. Il s'est retrouvé à cinq heures du matin devant un peloton d'exécution, et ne s'en est tiré que de justesse.
Pourquoi tout ça ? Parce qu'il en rêvait. Mais il avoue avoir cru un moment qu'il ne verrait pas le bout de ce périple, et dit avoir vécu en un an et demi plus qu'une vie entière. On découvre dans son récit un personnage qui a peur, qui s'émerveille, qui a mal , mais qui avance, toujours.
« Aventure: entreprise remarquable par le grand nombre de ses difficultés et l'incertitude de son aboutissement. »
Ce livre est consacré entièrement à ceux qui vivent l'aventure au quotidien, qui en ont fait une raison de vivre. Mike Horn, certainement l'un des plus engagés d'entre eux, a coutume de dire: « Je crois profondément à la générosité de la nature humaine. Elle est simplement étouffée par la vie sociale. Là où je vais, la mascarade cesse et le meilleur ressort. »
Vous découvrirez au fil des 240 pages de ce livre ceux qui font l'aventure aujourd'hui, et ceux qui en ont bâti les fondements. Au travers de portraits, de récits d'aventures ou de pages historiques, vous vous plongerez au cour d'un des derniers milieux qui fait encore rêver. Même si la Terre devient de plus en plus un village grâce aux progrès des communications et des transports, même si les lieux inexplorés de notre planète sont de plus en plus rares, ces hommes et ces femmes arrivent encore à s'imaginer des défis capables d'enthousiasmer les foules, bien souvent au péril de leur vie. C'est eux dont on parle ici, c'est à eux que ce livre est consacré, et c'est aussi et surtout à eux qu'il est dédié.
Ces « récits d'aventures », publiés par la National Geographic Society, auraient très bien pu sortir de l'imagination de Jules Verne, tant ils sont fabuleux et captivants. De la traversée en radeau du Pacifique de Thor Heyerdahl au premier 8 000 de Maurice Herzog et de Louis Lachenal, jusqu'au tour du monde en ballon de Bertrand Piccard, des océans aux rivières, des déserts aux montagnes, sur terre comme dans les airs, ce sont dix-sept histoires qui retracent les plus belles expéditions des soixante dernières années du XXe siècle. Chroniquée par la plume alerte de l'alpiniste anglais Chris Bonington, ce livre est une ode à l'exploration. Parti à leur rencontre, il nous livre une approche intimiste de l'aventure de ces hommes qui n'ont qu'un seul point commun : l'esprit d'aventure.
D'aucuns disent que les photographes du National Geographic sont les meilleurs du monde. A voir les photographies réunies dans ce livre, nul doute n'est permis. Au travers de leur objectif plusieurs générations de photographes ont su créer de véritables œuvres d'art, témoins silencieux de l'histoire du XXe siècle. Du meilleur au pire, du bonheur à l'horreur, rien ne manque dans cette galerie de portraits, telle la très célèbre « réfugiée afghane », un instantané réalisé par Steve McCurry en 1985. Le photographe capte d'abord un geste, un regard, puis c'est à notre tour de les découvrir. Une bible indispensable pour tout portraitiste en puissance.
" La nature a toujours été le terrain de jeux de ma jeunesse. Passer une nuit sous la tente au fond du jardin à l'âge de 8 ans fut ma première expédition. Aussi loin que me conduit la mémoire, je retrouve ce désir d'engagement, ce besoin d'espace. Finalement, depuis l'enfance, je ne me suis jamais départi de ces rêves d'aventures lointaines. " Infatigable défenseur de la planète, Jean-Louis Etienne parcourt le monde depuis plus de 30 ans. Parmi ses nombreux exploits, il réalise la traversée du pôle Nord en solitaire et à pied (1986) et la traversée de l'Antarctique via le pôle Sud avec une équipe internationale et des chiens (TransAntarctica, 1989-1990) ou encore la Mission banquise, trois mois de dérive à bord du Polar Observer pour étudier le réchauffement climatique (2002). Cet humaniste nous raconte ici, en images et en mots, son incroyable vie d'aventure à la découverte des mers, des montagnes et des pôles.
Elliot et Ulysse sont les dignes fils de Jean-Louis Étienne. Le premier est épris de sciences et de savoir tandis que le second, plus intuitif, a une soif insatiable d'aventure. Alors que les deux garçons rejoignent leur père dans le Grand Nord canadien, un cafouillage logistique leur fait rater le rendez-vous et les voilà livrés à eux-mêmes, parmi les Inuits. Ils font la connaissance d'Anyu, une petite fille de leur âge, moitié québécoise moitié inuit, dont le grand-père chaman va les aider à retrouver leur père... A travers des incantations, ce dernier invoque les esprits des animaux que Jean-Louis Étienne a rencontrés au fil de ses expéditions. De l'ours à la baleine en passant par le chien de traîneau, aucun n'a sa langue dans la poche, et leurs récits joyeux nous emmènent sur les traces de l'explorateur polaire Jean-Louis Etienne...
Carnets de voyages de grands explorateurs. James Cook, James Clark Ross, Ernest Shackelton, Jean-Baptiste Charcot... Les grands noms des explorateurs qui ont bravé les dangers et les tempêtes pour repousser plus loin les limites de la connaissance de notre planète demeurent à jamais inscrits dans l'Histoire. Ces aventuriers de la conquête des pôles ont contribué, grâce aux récits de leurs expéditions, à nous faire découvrir les immensités des territoires de glace. Ils étaient accompagnés d'artistes de talent qui, tels John White ou Adrian Wilson, ont rapporté de ces périples de magnifiques carnets qui nous permettent de revivre leurs exploits. Plus tard, des aventuriers solitaires, des artistes en quête de territoires nouveaux et des scientifiques - naturalistes, ethnologues, glaciologues -, ont repris le flambeau de l'exploration des pôles. Tels Paul-Émile Victor, Jean Malaurie, Claude Lorius ou Yvon Le Corre, ils nous font partager la magie d'un univers où la glace règne en maître.
Jamais aucun livre n'avait présenté les histoires incroyables de ces périples aux antipodes à travers l'éclairage de la création. L'auteur nous fait découvrir ici les plus belles oeuvres, pour beaucoup inédites, tirées de cette grande fresque polaire. Une plongée au cour de l'aventure humaine...
Médecin et explorateur français, Jean-Louis Étienne a été le premier homme à atteindre en solitaire et à pied le pôle Nord géographique et a réussi la plus grande traversée de l'Antarctique - 6 000 Km en sept mois - à la tête d'une équipe internationale. Il est l'auteur de nombreux livres et prépare une nouvelle grande aventure. Farid Abdelouahab, historien de l'art et commissaire de nombreuses expositions, est l'auteur des ouvrages Ces Merveilleux Carnets de voyages et Carnets de voyages en France (Sélection du Reader's Digest).
L'Arctique est un univers unique façonné par la glace et le vent, habité par une faune étonnante qui a su s'adapter aux conditions extrêmes des régions polaires. De l'arrivée de l'hiver jusqu'au réveil des habitants de la banquise, en passant par la longue nuit polaire, La Planète Blanche, magnifique opéra sauvage, nous invite à suivre la baleine boréale et les premiers pas de l'ourson sur la glace, à guetter l'énigmatique narval, à nous laisser entraîner au côté du petit caribou dans la plus grande migration terrestre de la planète. Mais l'Arctique et les espèces qui en dépendent sont aujourd'hui menacés. La Planète blanche va-t-elle disparaître alors que nous commençons à peine à en découvrir toute la richesse ? Un hommage à ce monde vulnérable, des images spectaculaires, un témoignage pour l'avenir.
Le 11 avril 2002, Jean-Louis Étienne débutait son « voyage immobile » sur l'océan glacial Arctique, à bord du Polar Observer, une « capsule » très technique, spécialement construite pour cette mission. Entraîné par le courant de dérive transpolaire, son vaisseau se dirige en direction du nord de l'Europe, vers la mer du Groenland. Sa vitesse et sa trajectoire sont imprévisibles, soumises à l'influence des vents. À la fin de son expédition, au début du mois de juillet, Jean-Louis Étienne sera récupéré par un brise-glace russe. Équipé pour effectuer des séries d'observations et de mesures, le Polar Observer est un véritable laboratoire scientifique, destiné à étudier la banquise et l'écosystème arctique, grands témoins du climat de la planète. En mesurant régulièrement la température et la salinité de l'océan, Jean-Louis Étienne donne aux océanographes de précieuses informations sur les masses d'eau qui circulent sous la banquise. Les pièges à pollen qu'il rapportera de ses trois mois passés sur la banquise contribueront à connaître les grands courants aériens qui enveloppent la Terre. Les observations de l'atmosphère et des radiations solaires, très rares dans le secteur du pôle Nord, participent à la connaissance de la couche d'ozone, des particules en suspension dans l'air, et des autres acteurs de l'effet de serre, responsables du réchauffement planétaire. Outre son implication scientifique, cette Mission banquise a une vocation pédagogique incontestable. « La compréhension de la machine climatique terrestre passe, selon l'explorateur, par une meilleure connaissance de tous les acteurs, et l'océan polaire est de ceux qui jouent un rôle capital. » Ce livre d'expédition, documenté, enrichi de cartes et de photographies, nous permet de découvrir les secrets du Grand Nord et son rôle dans l'équilibre du monde. À travers son journal de bord, Jean-Louis Étienne nous fait revivre l'extraordinaire aventure de cette « Mission banquise ».
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Ceux qui n'ont jamais perdu leur temps avec de jeunes moines de Louang Prabang, l'ancienne capitale du Laos, à regarder le soleil se coucher sur le Mékong où glissent des pirogues, découvriront dans le livre de Sophie Ladame, la clef d'un Laos millénaire, empreint d'une quiétude de vie, inconnue dans nos sociétés trépidantes. Des textes et des dessins de ce carnet de voyage, suintent une douce moiteur nous transportant à une époque où cette région se nommait encore Siam et même Indochine. La jeune femme a su pénétrer dans l'intimité du rite des offrandes au petit matin, transposer un havre de paix où l'on regarde le temps s'écouler. Mi-journaliste, mi-ethnologue, son regard contemple un monde étrange, ancien, où l'atmosphère résonne en elle comme une nouvelle naissance, qu'elle transforme en mots et en illustrations. Elle raconte la vie quotidienne des minorités ethniques, Hmongs, Khaos, Méos, Yaos, Laos comme dans un théâtre de spiritualité. Elle cherche le beau et le moins beau aussi, mais surtout, elle cherche le vrai. Sophie Ladame a passé la plupart de son enfance entre la Polynésie et la Nouvelle-Calédonie. Elle y a puisé son goût des voyages lointains, une nécessaire liberté d'expression dans les mots et toute une palette de couleurs chaudes et fortes. Rien d'étonnant, du coup, à ce que ses carnets de voyage exercent une magie sur ses lecteurs. Pinceaux et couleurs dans une main, porte-plume et encrier dans l'autre, elle nous avait déjà conquis avec ses Carnets d'Eole racontant sa traversée de l'Atlantique à la voile et voilà qu'elle récidive avec Lao, peuple des hauteurs. Ce voyage, depuis les plaines du nord du Laos aux énigmatiques montagnes proches de la Chine, est devenu un parcours initiatique, une expérience puissante qu'elle relate au travers des valeurs ancestrales de ces ethnies et notre coeur. On en oublierait presque l'omniprésence communiste et sa cohorte d'interdits. Certains d'entre vous ont pu la croiser à Saint- Malo lors des Etonnants Voyageurs, entre deux voyages, toujours à la recherche des autres. « Les rencontres sont pour moi une quête permanente », affirme-t-elle. .
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Olivier Weber est grand reporter au Point, il y a peu, il a dirigé l'expédition culturelle et scientifique Paris-Kaboul. L'histoire commence à Venise en compagnie de l'illustratrice Cloé Fontaine qui lui fait découvrir la maison oubliée, de Marco Polo, proche d'un petit canal. L'Orient est déjà là, Le Devisement du monde présent, puis la pérégrination se dirige vers Trieste pour rejoindre l'Adriatique. La quête de l'auteur se poursuit sur le Bosphore et Istanbul avant d'entrer en Iran. Ce récit initiatique d'Olivier Weber nous projette dans un kaléidoscope d'orientalisme, pour malheureusement resurgir dans l'Afghanistan des talibans et se terminer au Pakistan par la route de Peshawar. Un périple prétexte au voyage et au ravissement de l'Orient.
Mékong, Indochine, ces mots à peine lancés, on se transporte immédiatement dans l'Extrême- Orient du XIXe et du début du XXe siècle. On croit deviner une certaine nostalgie de ces régions et de cette époque dans le texte de Chantal Edel qui y a passé son enfance. L'historienne a réussi le tour de force de ressusciter des récits anciens, souvent oubliés, de l'exploration de cette partie de l'Asie. Toute cette matière est issue du magazine Le Tour du monde diffusé entre 1860 et 1914, et dont elle a gardé l'essentiel de l'illustration d'époque. Dans la même veine, elle a également publié Sur les routes du pôle Nord.
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Bien avant la fameuse Croisière Jaune, la Croisière Noire fut certainement l'expédition la plus osée du début du XXe siècle. Officiellement, elle se nommait : expédition Citroën Centre-Afrique, et les fameuses autochenilles étaient déjà là. Le voyage débute le 28 octobre 1924 à Colomb-Béchar en Algérie et se termine le 8 septembre 1925 à Tananarive à Madagascar après être passé par Le Cap en Afrique du Sud. Ce sont les péripéties, kilomètre après kilomètre, de cette aventure que nous conte Ariane, la fille de Louis Audouin-Dubreuil, le chef de la mission, nourrie des souvenirs paternels. L'ouvrage, agrémenté d'une iconographie exceptionnelle est coédité par la Société de Géographie.
S'il est des régions encore mystérieuses en Afrique, la vallée de l'Omo entre l'Ethiopie, le Kenya et la Somalie l'est sans conteste. Le reporter italien Gianni Giansanti y a passé plusieurs mois en compagnie des tribus qui vivent sur les rives de l'Omo. Ce photographe exceptionnel, lauréat de deux World Press, a su se faire adopter par des tribus redoutables comme les Surma, d'innocents guerriers ; les Nyangaton, chasseurs dans l'âme ; les Mursi, authentiques combattants… Des hommes fiers, des femmes majestueuses qui sont autant d'icônes perpétuant avec respect des rites séculaires. Une immersion ethnologique dans une Afrique méconnue.
Avec ce troisième album publié, Lumières du Nord et Burkina-Fasso, Anne Steinlein impose un style bien à elle, fort dans les dessins mais aussi riche dans l'écriture. Le texte et la couleur se mélangent et se complètent tout à la fois, dans une harmonie vivante croquée sur le vif. A 30 ans, cette jolie Alsacienne a déjà une belle carrière d'illustratrice pour Kenzo, entre autres. Passionnée par la nature, qu'elle raconte et dessine avec amour, elle raconte dans son carnet le périple coloré d'une jeune voyageuse au Maroc. Loin des clichés et des poncifs touristiques, Anne porte un regard neuf sur une société marocaine bigarrée.
Délaissant la douceur du rivage de Mogador, j'avance vers Casablanca, Rabat et Tanger. Le Maroc me dévoile la face cachée de son visage, je suis presque en Europe... Pourtant, une visite à la Grande Mosquée Hassan Il me laisse à méditer sur la beauté de l'architecture tout autant que sur sa démesure... Puis, je pousse les portes d'Asilah. Des murs blancs, des portes vertes, le bleu de la mer, des fleurs çà et là, la magie des couleurs opère à nouveau. Les artistes, les peintres ne se sont pas trompés, il y a longtemps déjà p'ils puisent leur inspiration dans ce petit port. Le temps s'écoule, j'ai déjà parcouru une large partie du Maroc, je laisse l'Atlantique derrière moi et m'enfonce dans les terres à la découverte de nouveaux paysages.
CLOÉ FONTAINE : jeune architecte de 25 ans, originaire d'Autun dans le Morvan, a consacré son diplôme d'État aux couleurs des maisons : ce sujet de thèse l'a conduit à voyager de par le monde et notamment au Maroc, où elle a réalisé les dessins de ce premier ouvrage.
Bernadette Gilbertas et Olivier Grunwald parcourent la planète depuis plus de vingt ans. Elle raconte, lui immortalise. D'ailleurs, leurs travaux sur les aurores boréales et les tortues luths ont été récompensés par deux Word Press Photo. Après l'Australie et l'Islande, déjà publiés chez Nathan, leur dernière expédition les a entraînés en Afrique australe, précisément dans le désert du Namib. Comme à chaque fois, ces chasseurs d'émotions n'ont qu'un but : rapporter le témoignage d'une nature fabuleuse. Géographe, Bernadette nous emporte dans une poésie de la faune et de la flore qui peuplent cette région. Photographe, Olivier se saisit des lumières et transforme les paysages de sable en autant de tableaux forts en couleurs et en sentiments.
En piste pour l'Afrique !
Sonia et Alexandre Poussin sont animés d'une soif de voyage intarissable. Pour leur premier périple, ils ont choisi l'Afrique. Mais pas n'importe laquelle : celle de l'Est, de la vallée du Rift. Partis depuis plus de trois ans, ils remontent, pas à pas, le continent noir, du cap de Bonne-Espérance, en Afrique du Sud, en direction du lac de Tibériade, en Israël. Quel voyage de noces pour ce jeune couple parisien : quatorze mille kilomètres à pied... Ce premier tome de leurs aventures ne couvre « que » la moitié du chemin. Il conduit au sommet de l'Afrique, au Kilimandjaro, en Tanzanie. En Afrique du Sud, ils font souvent des haltes « forcées » chez des fermiers, pour leur « propre sécurité ». Boers pour la plupart, installés là depuis de générations, ces fermiers ne sont pas encore bien remis de la fin de l'apartheid, dont aucun n'est responsable... « Quelquefois, (leur) l'hospitalité est très éprouvante. Et l'on songe qu'on préférerait planter la tente tranquillement dans la forêt, loin des carnages et des réalités. » Sonia et Alexandre n'ont pas toujours l'hôte qu'ils souhaiteraient. Une autre fois, au détour d'une « township », c'est tout simplement dans un dortoir au milieu d'ouvriers agricoles « peu habitués à fréquenter, et encore moins à inviter des Blancs... » qu'ils passent la nuit. Et haque jour, ils reprennent leur marche « dans les pas de l'Homme », sous un soleil impitoyable. Les « crazy Frenchmen » comme on les surnomme là-bas, franchissent le Zimbabwe, rencontrent les « envahisseurs » et découvrent les atrocités du braconnage, la misère et la faim. Puis, ils croisent des fauves, ceux pour lesquels on vient visiter les réserves africaines, ainsi que toute sorte d'animaux sauvages jusqu'aux araignées « format tarentules », et quelques scorpions en prime. Plus loin et plus au nord, le Mozambique, et ensuite le Malawi les accueillent à leur tour. Là ils sont, de la part de « l'homme de la piste », l'objet de toutes les curiosités. Enfin, c'est la Tanzanie. Olduvai d'abord, dans la Rift Valley, patrie de l' australopithèque, de l' Homo habilis et de l' Homo erectus. Reste, le « Kili » avec ses 5 895 mètres d'altitude, le 532e jour de l'aventure. Attendons la suite. Est-il chic ou nécessaire, le titre en anglais? ...
En 2002, Régis Belleville accomplit, en 49 jours, la plus longue méharée en totale autonomie dans l'histoire du Sahara, sans aucun point d'eau. Cette méharée de 1 131 kilomètres mène Régis Belleville et son ami mauritanien, Taha Ould Bouessif, de Chinguetti à Tombouctou, au centre d'une zone hyperaride de 500 000 km², dans la Majâbat al-Koubrâ, " l'étendue de la grande solitude ". La traversée se fait dans des conditions très difficiles - les réserves d'eau sont limitées et, rapidement, les deux hommes vont souffrir de déshydratation... Au cœur de cette zone où personne jamais ne se rend, de la survie des dromadaires dépend celle des hommes, les esprits malins du désert - les djinns -, rôdent et le mental doit rester l'allié qui les repoussent. Cette expédition a permis à Régis Belleville de valider ce qui était, jusque-là, de l'ordre de l'hypothèse scientifique : quelles variétés de plantes croissent dans cette région, et quand disparaît toute trace de végétation ? Quelles sont les limites de la présence de la faune ? Comment dater la présence de l'homme préhistorique ? Objets du néolithique, peintures rupestres, paléosols... s'offrent à ses yeux, comme autant de réponses émouvantes. Au-delà des sables est un parcours historique, scientifique, ethnologique mais aussi une aventure humaine exceptionnelle et une exploration qui fera date.
Membre de la Société des explorateurs français, Régis Belleville a été élu " Aventurier de l'année " en 2002 par la Guilde du Raid, avec le concours de l'IGN primé et récompensé au Festival du film d'aventure de Dijon et de celui de Montréal pour Au pays des Djinns, le film qui relate cette extraordinaire méharée au cour du " désert des déserts ". Il vit à Nancy.
Décembre 1997, nord-ouest de la Mauritanie. Première étape d'un périple qui doit le mener au Mali, pays des orpailleurs traditionnels animistes : Régis Belleville fait la connaissance de Taha, un chamelier avec qui il décide de partir en méharée dans le désert. 800 kilomètres à pied dans des conditions extrêmes, au fil desquels Taha et son fils initient l'auteur aux techniques de chamelier. Régis poursuit sa route. Petit à petit, il découvre les différents acteurs du commerce de l'or, et la richesse de la culture ancestrale qui s'y rapporte. Il se lie notamment avec Pedro, trafiquant d'or de Kéniéba, qui lui confie la charge d'une équipe de mineurs...Un récit de voyage passionnant, carnet de route d'une immersion profonde en Afrique, terre fascinante de l'or du diable.
Né en 1966, Régis Belleville a été photographe dans l'armée de l'Air avant de se lancer dans une série de voyages, principalement en Afrique de l'Ouest. " Aventurier-reporter ", il devient spécialiste des méharées au long cours et de la survie dans le désert. Auteur de plusieurs récits d'aventure, reportages photographiques, articles et films documentaires, membre du comité directeur de la Société des Explorateurs Français, il a obtenu de nombreux prix et distinctions.
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Journaliste et productrice du magazine Appel d'air , sur France Culture, Marie-Hélène Fraïssé vit une véritable passion pour l'Amérique du Nord. Il était donc logique, qu'un jour, elle se consacre aux indiens. Loin des Peaux-rouges de notre enfance et des images d'Epinal véhiculées par le cinéma hollywoodien, l'auteur, réalise là un ouvrage de référence sur les sociétés amérindiennes. A l'aide d'une riche illustration de qualité, Marie-Hélène Fraïssé passe en revue de détail l'histoire, la vie, les mœurs, les coutumes, la culture des différentes nations indiennes et démontre, aujourd'hui, une véritable légitimité aux « Native American » ou autres « Premières Nations ».
Serge Brunier est de ces photographes naturalistes qui parcourent inlassablement la planète à la recherche des beautés de la nature. Là, on pourrait croire qu'il est sur une autre planète tant l'Atacama est surprenant. C'est un désert d'altitude qui culmine à 7000 mètres et prend sa source au bord du Pacifique au Chili. Des clichés panoramiques d'un mètre vingt de largeur démontrent l'aridité et l'hostilité des différentes phases d‘altitude, pour découvrir à partir de 3000 mètres une steppe humide parsemée d'oasis. C'est un voyage étrange auquel l'auteur nous convie dans lequel se croisent géologie, botanique et même les conquêtes de la cavalerie de Francisco Pizzaro face aux armées Incas.
6 hommes. 9 troncs de balsa. 8 000 kilomètres à travers le Pacifique, 97 jours de mer entre Lima et l'atoll polynésien de Raroïa. Voici résumée en chiffres une aventure désormais mythique, montée par une bande de marins d'eau douce, aussi jeunes qu'écervelés. Mais têtus. Sans argent, sans moyens, riche de son seul enthousiasme, Heyerdahl voulait prouver au monde que les ancêtres des Incas étaient allés peupler la Polynésie sur leurs frêles radeaux en bois. Le récit de cette fabuleuse épopée sonne tel un chant, un hymne vibrant à la mer. Demi-dieux cuivrés par le soleil, ces vikings modernes nous font vivre en symbiose parfaite avec leur milieu : grands poissons des profondeurs, pieuvres ou raies géantes, requins-baleines, batailles de thons, nuages de poissons-volants. Sous les grands horizons bleus comme dans la nuit étoilée, en pleine tempête ou au clair de lune, un véritable paradis perdu nous est ici restitué, qui nous plonge dans un extraordinaire bain de jouvence. --Scarbo --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
Aussitôt après la dernière guerre, six hommes (dont cinq étaient aussi peu marins que possible) construisent un radeau de balsa avec des moyens résolument « préhistoriques », histoire de prouver au monde que la civilisation de l'île de Pâques et de la Polynésie orientale était directement issue du grand Empire andin qui avait précédé celui des Incas... Leur traversée du Pacifique a donné lieu à l'un des plus passionnants récits d'aventure vécue du siècle qui vient de s'achever.
Un livre traduit dans quasi toutes les langues de la planète. Et qui a largement bouleversé la conception que nous nous faisions de la « naissance » de l'histoire.
Bien avant la fameuse Croisière Jaune, la Croisière Noire fut certainement l'expédition la plus osée du début du XXe siècle. Officiellement, elle se nommait : expédition Citroën Centre-Afrique, et les fameuses autochenilles étaient déjà là. Le voyage débute le 28 octobre 1924 à Colomb-Béchar en Algérie et se termine le 8 septembre 1925 à Tananarive à Madagascar après être passé par Le Cap en Afrique du Sud. Ce sont les péripéties, kilomètre après kilomètre, de cette aventure que nous conte Ariane, la fille de Louis Audouin-Dubreuil, le chef de la mission, nourrie des souvenirs paternels. L'ouvrage, agrémenté d'une iconographie exceptionnelle est coédité par la Société de Géographie.
Pour inaugurer sa nouvelle collection coéditée avec la Société de géographie, le groupe Glénat publie La croisière jaune Sur la route de la soie . Célébrant le 70è anniversaire de l'arrivée de la fameuse expédition organisée par André Citroen en 1931-32 et qui retraça la route de la soie de Beyrouth à Pékin en franchissant les hauts cols du Karakoroum au coeur de l'Himalaya, cet album illustré réunira une iconographie somptueuse dont une centaine de reproductions en couleurs entièrement inédites. Ariane Audouin-Dubreuil, fille de l'un des commandants de la croisière, signe un texte émouvant qui relate tant les exploits que les importants travaux archéologiques, ethnographiques et géologiques réalisés par les membres de la missiontout au long de l'expédition.
L'ambition de l'auteur
Mener un travail d'historien. La toute première exigence consiste à rétablir la réalité des faits. Si la Croisière jaune s'est inscrite comme une des plus grandes aventures du XXè siècle, c'est que ses buts étaient particulièrement ambitieux. Cette troisième mission Citroen représente "l'aventure intégrale" : danger de mort dans certaines régions traversées, risques d'échecs multiples, risques financiers pour la firme. C'est un départ vers l'inconnu, il faudra improviser pour faire face à des situations dramatiques, car la missions'engage dans le bourbier asiatique. Tous les risques sont pris sciemment, et acceptés.
Recadrer cette expédition dans le contexte de l'époque. La crise économique de 1929 et ses répercussions, la révolution en Afghanistan, la révolte des musulmans chinois dans le Turkestan, la guerre sino-japonaise. Exposer clairement la situation politique, souvent de crise ou de guerre, des pays à traverser. Ceci ne pouvait pas être écrit dans le livre officiel ou les rapports et publications sur la mission. Certains documents photographiques ne pouvaient être livrés au public au risque d'incidents diplomatiques.
Restituer la vérité des faits. L'histoire de la croisière jaune est exceptionnelle. Il s'agit d'une aventure à la fois humaine et technologique, à laquelle ont participé des savants et des artistes. Néanmoins, il est important de rétablir la vérité de la mission, la placer dans sa vraie perspective : évoquer les maquillages qui cachent les échecs, les anecdotes fausses. Dire ce qui n'a pas été dit, oublis volontaires ou non, comme la traversée de l'Himalaya, celle de l'Indochine.
Réhabiliter la dimension scientifique et culturelle. Les résultats des travaux scientifiques et artistiques de l'expédition n'ont été livrés que bien après l'arrivée de la mission. Ces travaux, réalisés dans des conditions difficiles, présentent un très grand intérêt. Les collections rapportées font partie des collections du musée Guimet. L'oeuvre de Iacovleff est celle d'un peintre au regard d'ethnologue. Teilhard de Chardin a apporté une contribution importante à la connaissane géologique de la Chine, les collections réunies par Reymond sont exposées au Museum d'Histoire Naturelle.
"Un jour je trouverai les mots pour parler de cette aventure humaine exceptionnelle, c'est un devoir de mémoire. Un jour j'espère faire partager, aux lecteurs, mes émotions, mes émerveillements, ma curiosité, mes découvertes en leur livrant les archives de mon père." Ainsi s'exprime Ariane Audouin-Dubreuil au sujet de la Croisière jaune. Outre son goût pour l'écriture, elle avoue une passion pour les voyages. A vingt ans, la traversée de l'Afrique jusqu'à Madagascar avec une troupe théâtrale missionnée par André Malraux. Plus tard, Tombouctou pour préparer une exposition sur le thème de la "Première Traversée du Sahara en Automobile". Des échappées en Chine et en Amérique, sur des sentiers battus mais où le fantasme pallie les gommages des temps. Depuis quinze ans, Ariane Audouin-Dubreuil donne des conférences et propose des expositions sur le thème des expéditions Citroën. Ariane Audouin-Dubreuil est psychologue et Maire adjoint de la ville de Boulogne-Billancourt.
La Société de Géographie a été fondée en 1821 par des savants dont beaucoup avaient accompagnés Napoléon en Egypte. Elle est la doyenne de la centaine de sociétés géographiques existant encore au monde pamri lesquelles la National Geographic Society de Washington (1852). La Société possède un patrimoine considérable : manuscrits, revues, cartes, correspondances et quelque 100 000 photos sur plaques de verre ou sur papier, le tout déposé à la BNF. L'accord signé entre la Société de Géographie et le Editions Glénat aura pour ambition de faire connaître les richesses culturelles et scientifiques de ce fonds, à travers la publication de collections de livres consacrées à la géographie et à l'exploration de la Terre, et réunies dans un nouveau catalogue d'édition baptisé "La Société de Géographie présente..."
Depuis les dinosaures de Jurassic Park, les animaux disparus sont à la mode, surtout s'ils ont quelque chose de monstrueux susceptible d'enflammer les imaginations. Les mammouths, à cet égard, sont favorisés puisqu'avant de geler à jamais dans les plaines sibériennes, il y a quelques milliers d'années, ils servirent de gibier à nos arrière-arrière... grands-pères préhistoriques : trois tonnes de viande, de la fourrure et des défenses à revendre, cela ne se refuse pas ! En décembre 1997, l'archéologue Bernard Buigues, dans la presqu'île du Taymir, découvre deux pointes d'ivoire émergeant de la glace. La chasse est lancée. Une fois les financements réunis, chercheurs et hélicoptères convergent vers le mammouth, baptisé Jarkov, qui attendait patiemment depuis 20 000 ans qu'on vienne l'hélitreuiller. L'animal préhistorique, aux mains des scientifiques qui l'examinent poil par poil, va maintenant livrer ses secrets.
Cela commence comme un conte de fées. En décembre 1997, aux alentours de Khatanga, la ville la plus septentrionale de Sibérie, Bernard Buigues découvre un bout d'os qui sort du sol gelé de la toundra. Dès lors, il se livre à un vrai travail de détective avec l'aide d'un trappeur, d'un chasseur et d'une famille de nomades dolgans. Premier objectif : retrouver deux pointes d'ivoire mesurant trois mètres de long, aperçues quelque part en été deux ans plus tôt. Mission accomplie. Octobre 1998, première expédition, premiers vols en hélicoptère, premières fouilles et premières découvertes : des morceaux de crâne. Un spécialiste suédois des radars quadrille le terrain : le mammouth est bien là. Buigues finit par dégager à l'aide d'un sèche-cheveux une épaisse toison de duvet laineux, de longs crins roux… et une odeur millénaire. Printemps 1999, Yves Coppens accepte d'accorder son patronage scientifique à l'expédition et donne le bon conseil : pour éviter de le voir pourrir au contact de l'air, il faut garder l'animal dans son environnement, sans interrompre la chaîne du froid. Bernard Buigues étudie l'histoire du mammouth et monte un comité scientifique international. Octobre 1999, l'opération " sortie du mammouth ", baptisé Jarkov, commence. Il y a du monde sur la toundra pour le terrassement… À six mètres de profondeur, l'équipe, émerveillée, découvre des plantes aquatiques et des mousses encore vertes. C'est de bon augure. On pense déjà aux dinosaures… Un hélicoptère russe MI 26, le plus gros du monde, emporte le grand maître de la steppe, trois tonnes dans un bloc de glace qui en pèse vingt, jusqu'à Khatanga, à trois cents kilomètres de sa sépulture. Filmée par une équipe de télévision, cette image étonnante fera le tour du monde.
Aujourd'hui, Jarkov repose dans une cave glacée en permanence, prêt à livrer aux scientifiques du monde entier les nombreux secrets qui l'entourent encore. À la frontière entre l'exploration, la science et l'histoire, deux livres pour découvrir, voyager et rêver : le récit complet et l'album de 140 photos couleur.
La mammouth-mania continue. En 1997, Bernard Buigues, alors plutôt habitué à organiser des expéditions polaires, bluff le monde scientifique international en rapportant d'une de ces expéditions un mammouth entier, congelé depuis plus de 20000 ans. Baptisé Jarkov, l'animal repose aujourd'hui à Khatanga, une petite ville de Sibérie septentrionale. Il est, depuis, l'attention de tous les soins de spécialistes en tous genres, accourus des quatre coins du monde à son chevet. Buigues, lui, avec l'aide de ses amis dolganes, continue à arpenter la toundra Arctique à la recherche du reste de la famille. Et il trouve. « Fish Hook », un deuxième exemplaire du monde préhistorique dont Benjamin Flao dans ses Carnets de Sibérie nous raconte l'histoire, sa plume dans une main pour les textes et ses crayons et pinceaux dans l'autre pour les illustrations. « C'est Bernard qui est venu me chercher car il pensait qu'une grande expédition comme «Mammuths » se devait d'avoir un peintre pour exprimer cette histoire autrement qu'en photographies. Avoir une vision plus chaleureuse, plus intime », explique Benjamin Flao, pas encore complètement remis de cette aventure. A vingt-sept ans, il débarque en Sibérie comme sur une nouvelle planète. « Ils sont trop loin de tout, la perestroïka n'est pas encore arrivée, ils sont toujours à l'ère soviétique », se souvient-il, « autrement le pays est beau, vaste mais très dur. C'est une superbe source d'inspiration, dans le genre Mad Max, très blanc, très graphique avec des gueules fabuleuses. Par contre impossible de peindre en extérieur l'eau gèle immédiatement. Je dessinais beaucoup dans la journée et je mettais les couleurs le soir à l'hôtel ou sous la tente pendant les campements ».
« Benjamin est le héros narrateur, une sorte de Tintin reporter au pays des mammouths », affirme son éditeur. Et c'est vrai ! Pour lui : « Le carnet de voyage est un style de livre qui me plaît. On bouge sur le terrain, on raconte une histoire dont on est une sorte de héros. Tout est dans l'action à la frontière de la BD et du reportage . » Admirateur des Impressionnistes et plus particulièrement de Gauguin, il avoue subir l'influence de Moebius et surtout d'Hugo Pratt. Corto Maltese était omniprésent durant ce voyage. « Quand j'écris, j'ai l'impression de dessiner avec de la couleur, des odeurs, des sensations. C'est difficile et plein de douleur, comme si c'était une lettre très personnelle, dans laquelle j'explique l'environnement dans lequel je vis » confie le jeune auteur. Ces Carnets de Sibérie sont l'occasion pour le lecteur de se plonger dans un univers unique au monde et toujours inaccessible pour la plupart d'entre nous.
Insouciants, ils ont quitté Paris l'été dernier, telle une horde sauvage dans un convoi de véhicules hétéroclites, des hommes et des femmes d'horizons très différents mais dans le même but : réaliser une expédition scientifique et culturelle « Paris-Kaboul », sous le parrainage de l'Unesco. En fait, tout ce petit monde est parti, avec bonheur, réexplorer la Route de la soie. Qu'importe l'insécurité des pistes et peu leur chaut que certaines tribus afghanes soient toujours en guerre. C'est la traversée de l'Occident vers l'Orient qui les touche. Ils rêvent après leurs aînées, qui en « Deuche ou en Combi », firent la route de l'Inde ou de Katmandou, il y a déjà trois ou quatre décennies. Paris-Kaboul est le carnet de voyage d'une aventure humaine.
Avec ce roman d'aventures mené tambour battant, Nicolas Vanier nous transporte au milieu de territoires sublimes et inconnus.
Attendri par le spectacle d'une louve jouant avec ses louveteaux, Serguei sait qu'il transgresse les lois millénaires de son peuple nomade. Il a en face de lui des loups, les égorgeurs de rennes, les ennemis héréditaires. Il est tenu par son rôle de futur chef de clan de les abattre tous, sans état d'âme. Mais, dans l'insouciance de ses dix-sept ans, Serguei se dit qu'il aura tout le temps de le faire plus tard. Pas un instant, il ne pense que sa vie est en train de basculer.
Le jeune Évène vient d'entrer dans le cercle des loups. À cause de cette trahison, Serguei est renié par son père et banni de son clan. Il doit désormais survivre seul dans le désert glacé de la Sibérie. Mais quand des hommes sans scrupules, venus de cet Ouest tout-puissant, débarquent et menacent la survie des siens, le jeune homme n'a plus qu'une idée en tête : sauver coûte que coûte sa tribu et la femme qu'il aime. Seul contre les pirates des temps modernes, Serguei réussira-t-il à empêcher la disparition de son peuple ? Une aventure extraordinaire au coeur du Grand Nord sibérien, entre un monde ancestral régi par les lois de la nature et la modernité, qui menace de tout balayer.
Né en 1962, Nicolas Vanier vit en Sologne avec sa femme et leurs trois enfants, lorsqu'il ne voyage pas à travers le Grand Nord. Il a raconté ses aventures dans plusieurs ouvrages et films qui ont connu d'immenses succès parmi lesquels Le Chant du Grand Nord, L'Or sous la neige, L'Odyssée sibérienne, Le Dernier Trappeur, Mémoires glacées.
Lorsque Michaël envisage de quitter le Vietnam après quatre ans passés à Saigon, il n'imagine pas prendre un avion et débarquer en France quelques heures plus tard. Son voyage de retour, il veut le vivre comme un lent détachement de l'Asie, à la manière des voyages d'antan. C'est alors que naît le projet fou : faire construire une jonque chinoise pour rentrer en Europe par la route des Indes. Il faudra trouver des bras, des volontaires pour accepter ce voyage improbable, à bord d'un bateau inconnu, avec un budget en bouts de ficelle et un capitaine en devenir. Porté par Michaël et Marielle, sa compagne, avec l'aide d'une trentaine d'amis qui mettront la main à la pâte contre la promesse d'un engagement à bord, le projet verra pourtant le jour. La jonque Sao Mai, « l'étoile du matin », plongera dans les flots son étrave, frappée, comme le veut la tradition, de deux yeux qui la guideront à travers les écueils. Au fil des escales et des équipages, l'aventure de Sao Mai deviendra une formidable aventure humaine. Singapour, Chagos, Madagascar, Bonne-Espérance, Sainte-Hélène, Brésil, Caraïbes, le retour durera deux ans. Au gré des vents, des pirates et des fortunes de mer, après avoir traversé trois mers et deux océans et démâté deux fois, Sao Mai entrera dans le goulet de Brest, saluée par les vieux gréements rassemblés dans la cité bretonne, marquant ainsi l'aboutissement d'un rêve.
Les pirates existent de toute éternité : depuis que le premier bateau a pratiqué le commerce, il en est un autre qui a rêvé de le dépouiller. Fous sanguinaires ou utopistes, les pirates attirent et repoussent à la fois : leur vie loin de toute loi, au rythme des océans et des prises, faite de femmes faciles, de trésors et d'îles sauvages, comporte tous les ingrédients pour emporter l'imaginaire. À travers les clés de l'univers de la flibuste, ce livre revisite le mythe pour brosser un tableau vivant de la piraterie à travers les siècles et les pays, de Barbe Noire à Henry Morgan et des pirates romains aux Somaliens d'aujourd'hui. Armes, bateaux et équipages, trésor, idéal, îles, destinées, cruauté, etc., sont autant de thèmes qui nous permettent de comprendre cet univers qui n'en finit pas de fasciner.
Michaël Pitiot, qui avait deux ans à la sortie du film L'Ile au trésor de John Hough, est passionné par les pirates depuis l'enfance. Navigateur (il a réalisé un demi tour du monde à bord d'une jonque chinoise), auteur de récits d'expédition et réalisateur de documentaires, il coordonne aujourd'hui la production télévisée du navire d'exploration Tara.
« Faire voyager les écrivains voyageurs… Une bonne idée si c'est pour les conduire là où ils ne seraient jamais allés. Le profit sera d'ailleurs encore plus grand si, en leur faisant suivre des parcours inattendus, on contribue à montrer autrement des pays ignorés, délaissés ou, pire, caricaturés par un traitement exclusivement centré sur une actualité de catastrophes et de guerres. L'Afrique est, bien sûr, le continent qui a le plus criant besoin d'un autre regard. Gibier de désastre et de malheur pour toutes les chasses à courre télévisuelles, l'Afrique offre généreusement au monde ces trophées ambigus que sont les révolutions, les famines et les guerres civiles. Il n'en a pourtant pas toujours été ainsi. De Leiris à Monfreid, de Conrad à Romain Gary, de Rimbaud à Kessel, certains ont su voir autre chose en Afrique. Ils ont découvert un continent humain, des passions, une terre d'envol pour l'imaginaire, de grandes beautés ». Jean-Christophe Ruffin Née sous l'impulsion du Figaro avec le concours de RFI et d'Arte, l'aventure Portes d'Afrique a choisi de partir à la rencontre d'un continent par ses grands ports, à bord du voilier CFAO Technologies, grand monocoque de course au large, transformé en salle de rédaction itinérante. Portes d'Afrique est un beau voyage maritime de près de 20 000 milles autour de ce grand continent-île, une longue circumnavigation à louvoyer entre les pirates du Cap Gardafui, les cyclones du Mozambique, la fureur du cap de Bonne-Espérance ou encore les calmes enveloppants du golfe de Guinée. Un périple de neuf mois rythmé par douze escales dans douze grands ports d'Afrique : Port-Saïd, Massawa, Djibouti, Mombasa, Maputo, Le Cap, Luanda, Douala, Cotonou, Dakar, Tanger, Alger, qui sont autant de « portes ouvertes » sur le continent. À bord, posent leur sac à tour de rôle douze des plus grands écrivains-voyageurs contemporains : Jean-Marie Gustave Le Clézio, Ken Bugul, Olivier Frébourg, Erik Orsenna, Jean-Christophe Rufin, Denis Tillinac, Marc Dugain, Alain Mabanckou, Florent Couao-Zotti, Jean Rolin, Marie Nimier et Abdourahman Wabéri. De belles plumes pour dresser d'inédits portraits littéraires de ces grands ports d'Afrique. Leur regard, à chaque escale, croise celui d'écrivains locaux sur le thème de la ville-portuaire, porte d'entrée sur ces régions pour les uns, porte de sortie sur le monde pour les autres. Une aventure humaine où l'on découvre en Erik Orsenna un talentueux joueur de football (qui lui vaut désormais le surnom, à Mombasa, de « Papa Zizu »), ou en Marc Dugain, un pourfendeur romantique du pétrodollar… Côté mer, Portes d'Afrique part à la rencontre des ports, de vrais ports où rouillent les vieux cargos et les conteneurs usés. Où les dockers, aussi, butinent les rouliers modernes. Ces ports-là ont une force d'évocation onirique et poétique qui a échappé à peu d'écrivains au long cours. Aujourd'hui, ceux d'Afrique ont gardé le plus de cette âme qui parle au cœur de tous, tout en s'affirmant comme des poumons économiques de vastes régions. En reprenant en un beau livre les douze nouvelles et les images les plus fortes des photographes et des illustrateurs, Gallimard veut à son tour faire découvrir ces richesses et laisser apercevoir une autre vie africaine, faite d'échanges, de mélanges, d'avenir et d'audace, d'énergie et de couleur ! Avec ces écrivains, une vingtaine de journalistes (autour d'Arnaud de la Grange et de Michaël Pitiot), réalisateurs de télévision (parmi lesquels Joël Calmette, Jean-Claude Luyat, Jean-Louis Sapporito, qui signent au cours de ce voyage une série originale de 8 documentaires de télévision à diffuser sur Arte et la chaîne thématique Voyage), reporters radio (Ludovic Dunod, Vladimir Cagniolari, Sandrine David, Ziad Maalouf, pour la réalisation d'une grande série de reportages hebdomadaires diffusés pendant le voyage par Radio France Internationale), photographes (Véronique Durruty, Thomas Goisque) et illustrateurs (Benjamin Flao, Anne Steinlein, Céline Gauvrit, Cloé Fontaine, Guillaume de Monfreid, Bertrand de Miollis) unissent leurs compétences pour faire vivre cette redécouverte de l'Afrique maritime.
L'Afrique, après tout, est aussi une île. Une immensité insulaire baignée par une mer et deux océans. Alors, l'équipe de Portes d'Afrique a décidé d'en faire le tour, de partir à sa rencontre par ses marches maritimes, ses ports, ses portes. Une circumnavigation de huit mois, sur un grand voilier de course, CFAO Technologies, pour voyager au rythme naturel et vrai de la mer. À bord de ce bateau d'exception, un équipage aux multiples passions. Des journalistes - de presse écrite, de radio et de télévision -, deux photographes et six illustrateurs. Douze écrivains-voyageurs, aussi, emmenés par Le Figaro pour raconter une autre Afrique. Sur les rivages de l'Indien ou de l'Atlantique, le voilier a jeté l'ancre dans ces grands ports où toutes les Afriques se donnent rendez-vous pour commercer, parler, se connaître. Le temps d'une escale, d'un échange, l'équipage s'est nourri d'une humanité bouillonnante, de mille richesses et autant d'espérances. Il s'est promené, aussi, dans les angoissants cimetières des générosités brisées. Ces émotions ont donné leurs couleurs aux images et aux mots qui se balancent aujourd'hui dans ces sillages d'Afrique.
Avant d'être archéologue sous-marin, Franck Goddio a été conseillé économique et banquier. Il a fréquenté les Nations Unies et les fonds de développement Saoudiens. Un jour il découvre la plongée. Adieu économie et finance. Bonjour l'aventure. Il part à la recherche de galions chargés d'or et de citées disparues aux fonds des mers. Il trouve l'argent pour financer les campagnes de fouilles, on ne se refait pas complètement. Engage les meilleurs spécialistes. Et découvre des merveilles : l'épave du San Diego, de jonques chinoises, le port antique d'Alexandrie, la ville engloutie d'Héracléion en Egypte…
A lire Umberto Pelizzari, sans aucun doute, l'homme vient de la mer. Son enthousiasme, à vivre sous l'eau depuis sa petite enfance, le plaisir qu'il y prend lors de chaque plongée dans la grande bleue, font que nous pourrions croire qu'être en apnée est aussi naturel que de marcher sur la Terre. Pourtant, rien n'est laissé au hasard par le jeune Italien. L'entraînement sportif ne se sépare jamais, de la préparation psychologique. « L'apnée est plus une aventure spirituelle que physique ou technique », affirme le disciple de Jacques Mayol, l'homme- dauphin. Pour rêver que l'homme est encore un poisson.
C'est en 1969 que Bernard Moitessier se fait connaître aux yeux du monde entier. Il faut dire qu'il réalise alors un sacré coup d'éclat, lors du Golden Globe, la première course autour du monde en solitaire et sans escale. Son fait d'arme ? Alors qu'il avait course gagnée après sept mois d'une navigation harassante, il tourne le dos aux honneurs – et à l'argent aussi –, sans passer par la ligne d'arrivée, et déclare, de façon magistrale : « Je continue sans escale vers les îles du Pacifique parce que je suis heureux en mer, et peut-être aussi pour sauver mon âme. » Historiographe de la mer, Jean-Michel Barrault ne pouvait manquer de conter une telle histoire, d'autant qu'il a été l'ami de l'aventurier disparu il y a dix ans. Dans Moitessier : le long sillage d'un homme libre, Barrault nous embarque dans les coulisses heureuses et dramatiques de ce vagabond des mers. Il retrace le parcours d'un homme hors du commun qui fit l'admiration de ses contemporains par ses choix philosophiques. « Préoccupé par l'évolution du monde, idéaliste aux initiatives généreuses et parfois utopistes, il est devenu par la liberté de ses choix un personnage de légende », écrit Jean-Michel Barrault. Un tel destin suscite évidemment une littérature abondante. Ainsi, de son côté, Véronique Lerebours, la dernière compagne du marin, publie chez Arthaud, Bernard Moitessier au fil des rencontres, un recueil de témoignages émouvants, qui va de son copain de classe à Saïgon, en 1936, jusqu'à ceux des nomades des mers vus en Polynésie en 1993, en passant par les amis rencontrés au fil de sa vie. On peut aussi lire, ou relire, avec plaisir, l'autobiographie (réédité chez Arthaud), Tamata et l'Alliance, car Moitessier fut aussi un écrivain de talent. Depuis plus de quarante ans, cet aventurier des mers fait le bonheur de générations de lecteurs, et pas des moindres puisque Philippe Jeantot, l'organisateur du Vendée Globe, lui-même vainqueur de deux courses autour du monde en solitaire, avoue : « J'avais quinze ans quand on m'a offert La Longue Route. En une nuit, je l'ai lu deux fois ! Et j'ai su que j'avais trouvé ma voie. »
« Le 10 août 1519, une flotte puissante appareille de Séville. Parti découvrir une nouvelle route vers les fabuleuses richesses des îles aux épices, Magellan ne se doute pas qu'il embarque pour une extraordinaire aventure : la première traversée de l'océan Pacifique. » Ainsi commence ce livre, bientôt 30 ans après l'arrivée de Christophe Colomb en Amérique. Avec la découverte du Pacifique, le premier tour du globe peut s'accomplir, le monde change véritablement de face. Au cours des siècles qui suivirent, tous les Etats européens partent à la conquête des richesses des nouveaux mondes. Etienne Taillemite, grand spécialiste de l'histoire maritime, nous conte en détail les fabuleuses expéditions des Bougainville, Cook, Lapérouse ou Dumont d'Urville.
Pour le cinquantième anniversaire de l'ascension de l'Everest, le 29 mai 1953 par Edmund Hillary et Tenzing Norgay, la Royal Geographical Society et l'Alpine Club qui furent à l'origine de nombreuses expéditions, ne pouvaient que s'associer sous la plume de l'alpiniste anglais Stephen Venables, pour nous livrer ce chef-d'œuvre historique. C'est la première fois que « l'Honorable Society » divulgue ses collections. C'est aussi, pour le lecteur une occasion unique de découvrir des témoignages inédits et des secrets iconographiques sur les mystères qui ont entouré la conquête du plus haut sommet du monde.
L'étoile de l'alpinisme
Enfant de la Première Guerre mondiale, Claudette était promise à un destin discret d'ouvrière. Dans les années cinquante, elle fut « la femme la plus haute du monde » en atteignant 7 500 mètres d'altitude, malgré son mètre cinquante. « Elle s'élève vers la lumière », écrit Charlie Buffet, journaliste et alpiniste, dans la biographie qu'il consacre à Claude Kogan, cette étoile de l'alpinisme français qui n'hésitait pas à se mêler aux cordées étrangères quand l'époque était encore aux expéditions nationalistes. Couturière à Bruxelles, elle découvre la grimpe, un peu par hasard, sur les falaises de Freyr au bord de la Meuse avec des copains un fameux 14 août 1938. Immédiatement, elle adore cette sensation de liberté et de conquête. Sa voie est là, toute tracée. Désormais, elle est Claude, et ira jusqu'au bout de ses passions qui seront aussi le bout de sa vie. Un engouement qu'elle partage avec Georges, son mari, lors de grandes courses alpines où elle découvre le bonheur des sommets. Même dans la tourmente nazie, le couple, qui dirige une entreprise de confection à Nice, ne vit que pour la montagne. Pourtant l'histoire les rattrape, Georges Kogan, émigré russe, juif, doit se cacher, disparaître, mais il n'échappe pas aux bourreaux. C'est Claude qui le sauve, in extremis, de la déportation... Dans son ouvrage, Charlie Buffet a retrouvé les traces d'une héroïne, dont la vie est un roman d'amour et d'aventures. Il fait revivre celle dont les hommes acceptaient qu'elle soit la « première de cordée », celle qui incarnait le destin de l'alpinisme féminin, et celle qui disparaît dans une avalanche lors de l'ascension du Cho Oyu, en Himalaya, l'année de ses quarante ans.
Peu connu du public, Marc Batard est une star dans le milieu de l'alpinisme international. Un virtuose des cimes, qui depuis trente ans, tel un funambule de l'altitude à toujours chercher plus loin que la simple vision de la pointe sommitale. Le guide de haute montagne s'est fait une véritable réputation dans l'extrême, en réalisant l'ascension de l'Everest en moins de vingt-quatre heures ! Chien fou, il flirte perpétuellement avec les risques, se jouant de la mort... Tout en gérant une peur omniprésente, avoue-t-il. Ce livre est l'histoire brute et passionnée d'une vie meurtrie, où Marc Batard dévoile enfin sa vérité d'homme, pas toujours bien perçue dans le monde des héros des hauteurs.
Joe Simpson est un miraculé. Un jour de mai 1985, à six mille mètres d'altitude dans les Andes, l'alpiniste anglais, se retrouve suspendu, avec une jambe cassée dans le vide au bout d'une corde que retient son ami Simon Yates. Ce dernier glisse sur la neige, emporté par le poids de Joe qui inéluctablement l'entraîne vers la mort. En un instant, Simon, coupe la corde, et Joe dévisse dans une crevasse. Un récit poignant des trois jours de calvaire qui s'ensuivirent pour le rescapé, avant de rejoindre son camp de base, où ses compagnons le croient mort.
Une histoire à Lire et à voir
Il fut un temps où la simple évocation du vide suffisait pour que Paul Molga éprouve des nausées. Alors, imaginez l'effort qu'il devait produire, lors d'une randonnée en montagne pour contempler le panorama. Le « gaz », comme on dit chez les alpinistes, il a dû l'apprivoiser, petit à petit, pour coucher sur le papier toutes ces histoires d'himalayistes, dans Tragédies au K2. Certains de ces protagonistes, à la fin tragique, partis à l'assaut du deuxième plus haut sommet de notre planète, y furent happés. Malgré toutes les tragédies qu'il retrace, cet ouvrage ne verse ni dans le voyeurisme ni dans la fascination morbide. Paul Molga s'emploie à raconter ici des vies de grimpeurs pleines de passion, de valeurs et de dépassement de soi.
Envoyé par le ministère de l'Intérieur au cœur de l'Himalaya, dans le minuscule royaume bouddhiste du Bhoutan, l'auteur est chargé d'évaluer le risque migratoire d'une équipe d'artisans censée venir travailler en France. Flanqué d'un chauffeur bourru et d'un interprète taciturne, il mène une enquête impossible, tant il paraît évident qu'il faudrait être fou pour fuir ce royaume de sagesse qui aurait pu inspirer les Horizons perdus à James Hilton. A peine sorti du Moyen Age le Bhoutan ne connaît ni criminalité ni guerre. Le Bonheur National Brut y remplace le Produit National Brut et chaque geste y est empreint du bouddhisme tantrique, bien éloigné de l'imagerie béate souvent véhiculée chez nous. Délaissant peu à peu ses repères d'Occidental, l'auteur s'enfonce dans un univers de prophéties et de traditions qui lui font entrevoir l'âme du pays. Le déplacement professionnel se transforme alors en une quête personnelle... Michaël Pitiot nous offre une vision du Bhoutan sans cliché, son regard mutin mais authentique nous plonge dans l'univers d'un peuple secret qu'il nous apprend à connaître et à aimer.
Michaël Pitiot collabore à différents journaux, dont Grand reportage et Le Figaro. Il est l'auteur de De Saigon à Saint-Malo, Pour les yeux d'une jonque et Sillages d'Afrique.
Nous aurions pu nous aventurer au-delà de Timphu, gravir les sommets de l'Himalaya, défier les profondeurs de la jungle. Nous avons préféré vivre à Wongsimo au rythme de Youten, de Denka, de Nina... pLus que des paysages nous avons voulu connaître des visages.
Alors que les plus hautes montagnes du monde ont déjà été gravies, qu'est-ce que l'alpinisme peut encore accomplir de neuf ? Lionel Daudet fixe ses propres défis et ses propres règles. Autonome, exigeant, il gagne les sommets par des voies directes sans assistance technique ni mécanique. Ce surdoué de l'odyssée verticale recherche l'aventure intérieure avant l'exploit sportif. A travers le récit de trois ascensions hors du commun - au sud du Groenland, au Mont Combatant en Colombie-Britannique et dans les Grandes Jorasses -, Lionel Daudet nous fait partager son expérience de communion avec la nature, pour le meilleur et pour le pire. Il dit la joie de découvrir, d'être libre et la douleur de l'effort. Dans la face nord du Cervin, en février 2002, il perd huit orteils après être resté recroquevillé dans son duvet glacé pendant neuf jours. Mais ne renonce pas pour autant à l'alpinisme. Méditation d'un homme habité par sa passion, La Montagne intérieure est aussi le carnet de notes d'un sage qui devient roche, vent ou neige, d'un solitaire placé dans des conditions extrêmes.
Né en 1968 à Saumur, Lionel Daudet a établi son " camp de base " à L'Argentière-la-Bessée, près de Briançon. La Montagne intérieure est son premier livre.
Huskies, groenlandais, malamutes, samoyèdes et alaskans: le chien de traîneaux, dont l'ancêtre est le loup, fut à l'origine, utilisé par les Inuit pour se déplacer pendant les longs hivers arctiques. Mais, de la conquête des pôles aux expéditions polaires françaises, avec Paul-Émile Victor, les hommes et les chiens ont vécu dans une harmonie complète, dont le traîneau n'est que le lien. Daniel Duhand vous raconte les histoires les plus extraordinaires: les conquêtes des pôles par Robert Peary, Roald Amundsen et Robert Falcon Scott, le sauvetage de la ville de Nome, en Alaska, par les mushers, en 1925; l'expédition de Jean-Louis Étienne Trans-Antartica, au pôle Sud... et dresse les portraits de célèbres mushers: Norman Vaughan, en Alaska, Libby Riddles, la première femmes à gagner l'Iditarod, Scotty Allan pendant la Première Guerre mondiale, ou encore les français Nicolas Vanier, Jacques Philip...
De l'histoire de la pratique du traîneau à chiens aux grandes courses comme l'Iditarod, en Alaska, la Yukon Quest au Canada, et la grande Odyssée, en France, Daniel Duhand vous propose un livre complet sur l'univers des chiens de traîneaux, et nous présente aussi les meilleurs spots en France.
Daniel Duhand est journaliste et historiographe, spécialisé dans le domaine de l'aventure. Il collabore notamment au Figaro et à VSD.
Quand Norman Winther, l'un des derniers trappeurs à vivre dans le Grand Nord canadien, croise la route de Nicolas Vanier une nuit de blizzard, nous sommes déjà dans un roman de Jack London. Tant mieux, notre musher national adore le père de Croc-Blanc . La publication du Dernier Trappeur accompagne la sortie du premier long métrage, pour les fêtes de fin d'année, de l'aventurier des neiges. Dans la vie Norman Winther, nous retrouvons toute l'atmosphère sauvage des pays d'en haut que Nicolas Vanier à recherché durant vingt ans d'expéditions. C'est un hymne à la magnificence de la nature, sauvegardé par chaque photographie.
Le 2 décembre 2005, Nicolas Vanier et ses dix chiens quittent les rives du mythique lac Baïkal et s'élancent vers l'est sur une piste enneigée. A travers toute la Sibérie. ce sont 8 000 kilomètres de montagnes, de taïga et de toundra, de routes de neige et de rivières gelées qui les attendent jusqu'à la très symbolique place Rouge de Moscou. Un voyage extraordinaire, restitué par les deux cent cinquante photographies de ce superbe album et le récit passionné de Nicolas Vanier. Pour lui, cette expédition est comme un retour aux sources, à son premier grand voyage en Sibérie, où un trappeur lui offrit un tout jeune chien de traîneau, Otchum, qui devait devenir le père et le grand-père de tous ses attelages successifs... Mais l'Odyssée sibérienne est aussi une façon de porter un message vers le grand public. Depuis vingt-cinq ans, Nicolas Vanier est le témoin direct de la dégradation du Grand Nord:
« Je sais combien la situation est grave et combien éphémère est cette vie, partout menacée. Je ne voyage plus pour mon simple plaisir et celui de le faire partager aux autres, mais avec la volonté de montrer l'importance d'agir pour que les générations futures puissent voir des ours polaires autrement que dans un livre, sous la rubrique animaux disparus. » Une prise de conscience autour de la fragilité de notre planète, qui rend d'autant plus précieux les sublimes paysages photographiés pour cet album.
Véritable Jack London des temps modernes, Nicolas Vanier est célèbre pour les nombreuses expéditions qu'il mène depuis plus de vingt-cinq ans dans les "pays d'en haut". Il a raconté ses aventures dans plusieurs ouvrages qui ont connu d'immenses succès parmi lesquels L'Enfant des neiges (Actes Sud), Le Chant du Grand Nord (XO), L'Odyssée blanche (Laffont), L'Or sous la neige (XO), Solitudes blanches (Actes Sud)... Aux Editions du Chêne, il a déjà publié L'Enfant des neiges , l'album (2001), Le Voyageur du froid (2002), ainsi que Le Dernier Trappeur (2004 et 2005), le livre du film sorti sur les écrans en décembre 2004. Thibaut Branquart a suivi et participé de bout en bout à l'Odyssée sibérienne dont il était le photographe officiel. Il est l'auteur de la plupart des images de cet ouvrage.
Dans cette autobiographie, cet homme - que Haroun Tazieff a défini en inventant le terme de "glacionaute" - raconte ses débuts en spéléologie dans son Vercors natal, au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, ses découvertes lorsque, enfant, il explorait les grottes à la recherche du mythique trésor de Mandrin ou de ceux plus réels et plus dramatiques, abandonnés par les maquisards. Ses rencontres avec des hommes d'exception, Haroun Tazieff ou l'alpiniste Jean-Marc Boivin, vont décider peu à peu de son destin. Ses expéditions dans le Groeland se sont vite transformées en missions scientifiques à part entière.
Situé en bordure de l'océan Arctique, le Groenland est presque totalement recouvert d'une immense calotte glaciaire. Fasciné par ce lieu, Janot Lamberton, recordman du monde de descente dans les glaces, y organise depuis 1989 des expéditions aux confins de l'exploit sportif et de la recherche scientifique.
Pendant plus de dix ans, Philippe Bourseiller a suivi ces expéditions à la recherche des moulins, gigantesques puits creusés dans la calotte glaciaire. De ces voyages au coeur des glaces et au centre de la terre, lieux magiques restés jusqu'alors inexplorés, il ramène des photos saisissantes, témoignage d'une formidable aventure humaine et scientifique.
Enrichi de textes de Janot Lamberton, de l'algologue Alain Couté et du glaciologue Luc Moreau, cet ouvrage permet à tous de comprendre les enjeux pour la recherche et le quotidien de ces expéditions.
" Devant nous s'ouvre la bouche de l'enfer. Une nuit sans fin, des abysses de froid où aucun être humain ne peut survivre... où nul ne s'est jamais aventuré. Un gouffre aveugle et terrifiant. Il n'y a rien que les ténèbres et l'eau noire, prêtes à nous engloutir si nous sommes assez présomptueux - ou assez fous - pour faire un pas de plus. " Mike Horn tente l'aventure la plus dangereuse de sa vie : rallier le pôle Nord en hiver, sans assistance ni ravitaillement. Deux mois de traversée dans un noir total, sur une glace d'une redoutable minceur, hantée par les ours blancs, où les montagnes de blocs géants alternent avec les étendues d'eau noire et glacée. Parce que personne ne peut réussir cet exploit en solitaire, ils sont deux : Mike, l'explorateur de tous les défis, et Borge Ousland, le légendaire Norvégien pour qui la banquise n'a pas de secrets. Comment ces deux aventuriers de l'extrême vont-ils survivre dans cet environnement hostile et inhumain où l'on flirte perpétuellement avec la mort, où chaque mètre gagné est un combat contre les éléments, où la vie de l'un est en permanence entre les mains de l'autre ? En repoussant toujours plus loin leurs propres limites, Mike Horn et Borge Ousland sont devenus les premiers à réussir l'impossible.
Né en 1966 à Johannesburg, en Afrique du Sud, Mike Horn a descendu l'Amazone à la nage, fait le tour du monde en suivant la ligne de l'Equateur, aventure qu'il relate dans Latitude zéro (XO Editions, 2001). Il a également fait le tour du cercle polaire arctique à pieds, exploit qu'il raconte dans Conquérant de l'impossible (XO Editions, 2005).
Mike Horn est un aventurier professionnel. Il affronte les terres les plus reculées, les reliefs les plus extrêmes, les conditions les plus difficiles. De ses nombreuses expéditions il a tiré des leçons de survie, mais surtout de vie. Et ce sont ces enseignements qu'il veut faire découvrir à ses filles. Parce qu'à ses yeux un père doit jouer le rôle de passeur. Pour cela, quel meilleur endroit que ce Grand Nord où chaque geste compte, où solidarité et chaleur humaine combattent toutes les tempêtes ? Annika et Jessica, douze et onze ans, se retrouvent donc sur la glace de l'île de Bylot, où elles franchissent crevasses et ponts de neige, gravissent des sommets, montent le campement, établissent les itinéraires. Mike veille, évidemment, mais il leur laisse l'initiative. Une école atypique dans le froid polaire, mais un apprentissage universel qui aide à devenir un meilleur adulte.
Né en 1966 à Johannesburg, Mike Horn s'engage à dix-huit ans dans les forces spéciales sud-africaines. Retournant à la vie civile deux ans plus tard, il obtient un diplôme de science du mouvement humain à l'université de Stellenbosch. En 1990, il s'installe en Suisse où il multiplie les petits boulots et se lance dans les sports de rivière rafting, canyoning, hydrospeeding... En 1997, Mike Horn descend l'Amazone, le fleuve le plus long du monde, 7 000 kilomètres jusqu'à l'océan Atlantique, un exploit inédit. De juin 1999 à octobre 2000, il fait, en solitaire, sans aucun moyen de transport motorisé, le tour de la Terre le long de l'équateur, une expédition jamais réalisée auparavant qu'il baptise Latitude zéro (XO éditions, 2001 ; Pocket, 2002). En 2001, il est élu sportif de l'année par le magazine Out There puis obtient la Toison d'Or au festival du film d'aventures à Dijon. Marié et père de deux filles, Mike Horn s'est lancé en 2004-2005 dans un tour du monde par le cercle arctique, et projette un nouveau défi pour repousser l'impossible : deux ans d'expédition à pied, à travers les endroits les plus inaccessibles du monde.
Paul-Émile Victor a réussi l'exploit de traverser le Groenland d'ouest en est. En 1936-1937, il vécut une année au cour d'une famille inuit, " Eskimo parmi les Eskimos ". Au péril de sa vie, il affronta les conditions polaires les plus difficiles. Émerveillé par cette terre inconnue, ce grand humaniste fut un pionnier du mouvement écologique. Soixante-dix ans plus tard, son fils Stéphane Victor accompagné par Stéphane Dugast et Xavier Desmier, deux reporters passionnés des pôles décident de revivre l'incroyable expérience de l'explorateur. Aurores boréales, glaciers, fjords sauvages, montagnes enneigées, les photographies de Xavier Desmier semblent témoigner d'une beauté intemporelle... Mais au-delà de ces images féeriques, ce récit d'aventure donne l'alerte : le réchauffement climatique fait fondre la banquise, empêchant les hommes et les animaux de se déplacer. La biodiversité et la culture inuit sont menacées. Plus encore, c'est la régulation climatique de la planète qui est en danger... Ce regard porté sur le toit du monde est un éloge à la beauté de la nature et un constat écologique. C'est aussi l'émouvant voyage d'un fils dans les pas de son père.
Le Dictionnaire des explorateurs des pôles est le premier ouvrage du genre à être publié en France, regroupe plus de 200 résumés biographiques présentant la vie, les voyages et les itinéraires des principaux explorateurs des zones arctiques et antarctiques, depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours. Quelques uns de ces articles sont enrichis de morceaux choisis, souvent remarquables par leurs qualités littéraires, extraits de récits autobiographiques.
Le Dictionnaire est complété par un ensemble de cartes, une abondante bibliographie en français et en anglais et trois index : des lieux, des noms propres et des bateaux.
Francis Latreille est là où les grands événements se déroulent. En 1967, il vit dans un kibboutz en Israël. Quand la guerre des Six-Jours débute, il est sur place pour photographier le conflit. Sa carrière commence en première ligne. Aujourd'hui encore, un arbre porte son nom dans la forêt des Volontaires sur la route de Jérusalem.
Francis fait un choix professionnel comme un choix de vie : il sera photojournaliste. Pendant plusieurs décennies, il est créateur d'icônes chez France-Soir, pour lequel il parcourt le monde au rythme de l'actualité. Vers la fin des années quatre-vingt, Francis Latreille découvre le monde polaire. En 1989, Jean-Louis Etienne le prend dans son expédition Transantarctica, premier contact avec le pôle Sud. Depuis, Francis est de toutes les expéditions polaires de l'explorateur. « C'est un bon compagnon d'expédition, avoue le docteur Etienne. Il est autonome et toujours disponible en cas de besoin. Et, pour un photographe, il encaisse bien les difficultés. »
Le photographe participe également à l'épopée de Bernard Buigues, dans sa quête de mammouths. Il est l'auteur de cette magnifique image d'un mammouth, prisonnier de son linceul de glace, suspendu sous un hélicoptère au milieu de la Sibérie. Ensemble, ils font de nombreux voyages au pôle Nord. « Malgré ses contraintes professionnelles, il est toujours attentif aux autres, il prend le temps de comprendre les situations et je ne l'ai jamais vu paniquer devant une situation difficile », précise le chasseur de mammouth.
Pendant toutes ces années à arpenter la Sibérie, Francis Latreille rencontre, fréquente et vit avec des nomades des glaces. Le peuple Dolgan est fragile, au bord de la disparition. Ils ne sont plus que deux cent cinquante nomades de l'Arctique à subsister, encore, de leurs troupeaux de rennes. Les conditions extrêmes de leur existence a ému le reporter. Les textes qui accompagnent ses photographies nous content le quotidien de ces familles, jour par jour, imprégné de traditions séculaires. Il raconte que, malgré les - 60 °C qui les frappent durant l'hiver, c'est un peuple heureux et plein de poésie. Pour preuve, ce livre dont les images transpirent du bonheur d'une communauté qui vit encore là-haut, dans le grand désert blanc, des instants pleins de couleurs.
Carnets de voyages de grands explorateurs. James Cook, James Clark Ross, Ernest Shackelton, Jean-Baptiste Charcot... Les grands noms des explorateurs qui ont bravé les dangers et les tempêtes pour repousser plus loin les limites de la connaissance de notre planète demeurent à jamais inscrits dans l'Histoire. Ces aventuriers de la conquête des pôles ont contribué, grâce aux récits de leurs expéditions, à nous faire découvrir les immensités des territoires de glace. Ils étaient accompagnés d'artistes de talent qui, tels John White ou Adrian Wilson, ont rapporté de ces périples de magnifiques carnets qui nous permettent de revivre leurs exploits. Plus tard, des aventuriers solitaires, des artistes en quête de territoires nouveaux et des scientifiques - naturalistes, ethnologues, glaciologues -, ont repris le flambeau de l'exploration des pôles. Tels Paul-Émile Victor, Jean Malaurie, Claude Lorius ou Yvon Le Corre, ils nous font partager la magie d'un univers où la glace règne en maître.
Jamais aucun livre n'avait présenté les histoires incroyables de ces périples aux antipodes à travers l'éclairage de la création. L'auteur nous fait découvrir ici les plus belles oeuvres, pour beaucoup inédites, tirées de cette grande fresque polaire. Une plongée au cour de l'aventure humaine...
Médecin et explorateur français, Jean-Louis Étienne a été le premier homme à atteindre en solitaire et à pied le pôle Nord géographique et a réussi la plus grande traversée de l'Antarctique - 6 000 Km en sept mois - à la tête d'une équipe internationale. Il est l'auteur de nombreux livres et prépare une nouvelle grande aventure. Farid Abdelouahab, historien de l'art et commissaire de nombreuses expositions, est l'auteur des ouvrages Ces Merveilleux Carnets de voyages et Carnets de voyages en France (Sélection du Reader's Digest).
Chaque édition d'un livre de Francis Latreille est une pure merveille. Bien loin de notre climat tropical, ses photographies dépeignent une atmosphère arctique pleine de charme et de finesse rafraîchissante. Proche des peuples Inuit et des explorateurs polaires comme Jean-Louis Étienne ou Bernard Buigues, il est le grand spécialiste du paradis blanc.
A l'aube du XIX e siècle débute l'exploration des régions arctiques. Elle durera près d'un siècle. Hivernages dans la nuit polaire, faim et températures extrêmes sont le quotidien des explorateurs d'origines et de fortunes diverses, militaires ou civils passionnés qui ont soif de renommée. Certains sont téméraires, ignorent tout de la glace et de la navigation. Tous partagent un courage extraordinaire. Des centaines d'expéditions qui partirent, celles que raconte cet ouvrage sont les plus incroyables, les plus terrifiantes. Quand la mort semble au bout du voyage, les hommes se révèlent - grands ou petits, héroïques ou lâches, humbles ou arrogants. Un ouvrage digne d'un beau livre pour le prix d'un roman.
L'Arctique attire les boussoles et les esprits vagabonds. A mesure que l'on s'en approche, les uns et les autres divaguent. Même le soleil parfois souffre de distraction, et oublie de réapparaître dissimulé derrière l'horizon. Dans ce désert où la vie est une somme de soustractions, on a le sentiment que la seule réponse de la nature à la pénurie est la beauté. L'Arctique n'est pas un lieu, c'est un univers, un ailleurs absolu.
Pierre et Frédéric Vernay le savent bien, eux qui en ont fait leur résidence secondaire. L'Arctique sourit aux humbles et aux sensibles. Ce livre des quatre saisons en Arctique en témoigne. Les auteurs ont su fixer l'intimité de ce monde secret et magnifique. Ils n'ont pas seulement été au pôle, ils l'ont laissé venir à eux et le résultat est remarquable.
Paul-Émile Victor est certainement l'un des explorateurs français les plus célèbres. De sa première expédition en 1934 chez les Inuit du Groenland jusqu'à la fin de sa vie en Polynésie, il n'a jamais cessé de dessiner. Sa fille Daphné, a réunie ici plus d'une centaines de ses ouvres picturales en cheminant les voyages de "papa" durant 70 ans. Un témoignage unique.
S'ils n'ont rien en commun ou presque, les « écrivains voyageurs » de John Keay n'en sont pas moins tous plus originaux les uns que les autres. Authentiques explorateurs, leurs péripéties sont toutes aussi exquises que celles que l'écrivain anglais nous contait déjà dans Voyageurs excentriques, tels « l'illustre » Mary Kingley, qui sillonna l'Afrique de l'Ouest ; le canoéiste John Mac-Gregor, qui inaugura le canal de Suez à sa façon ; le capitaine John Dundas Cochrane, qui voulut faire le tour du monde à pied ; l'incroyable Henri Savage Landor, qui prétendit escalader la chaîne de l'Himalaya ; le « docteur » Ludwig Leichhardt, perdu au fin fond de l'Australie, et Henri de Rougemont qui vécut dans les mers du Sud.
« Vas-y, Philippeuh ! », scandaient à pleins poumons les soixante mille supporters du Stade- Vélodrome de Marseille venus, ce 8 août 1998, pour le match OM-Nantes. Ce soir-là, sa ville, tout imprégnée de la magie du foot, lui donne le coup d'envoi de son rêve. Une longue marche de 10 000 kilomètres, pendant deux ans, qui doit le mener de la cité phocéenne à Kachgar, en Chine, à travers les Balkans, le Caucase, la chaîne de l'Himalaya et l'Asie centrale. La fabuleuse route de la soie ! « J'admire ces hommes qui, comme Antoine de Saint-Exupéry, Ernest Hemingway, Romain Gary ou la Suissesse Ella Maillart, ont réussi à vivre plusieurs vies en une seule, lance Philippe Valéry. Mon autre vie à moi était bien plus modeste, c'était la route de la soie et des épices à pied. » A 33 ans ce Marseillais, ancien de Louis-le-Grand et de l'Essec, après trois ans en poste à l'ambassade de France au Japon et une petite balade de sept mois en Amérique du Sud, est cadre-sup chez Coca-Cola. Stabilité de l'emploi, gros salaire, superbe voiture, mais l'homme ne rêve que d'aventures, de voyages, de récits et d'écriture. La mutation qu'il attend en Asie ne venant pas, c'est lui qui décide d'aller vers l'Orient. A pied ! Pour mettre ses pas dans ceux des autres, les conquérants et les bâtisseurs de légendes : Marco Polo, Alexandre le Grand, Gengis Khan, Tamerlan... qui, avant lui, ont fait la réputation de cette fameuse route de la soie. La route de la connaissance, des échanges intellectuels, religieux et commerciaux. L'Italie, et Gênes tout particulièrement, est l'une de ses premières étapes. Il s'attarde dans la « Città vecchia » car Marco Polo, fait prisonnier lors d'une bataille navale entre Venise et Gênes, y fut enfermé dans le Palazzo San Giorgo. « C'est là que messire Marco aurait conté les souvenirs de son voyage en Orient de 1271 à 1295 à son compagnon d'infortune, Rusticello de Pise, qu'il retranscrivit pour en faire Le Devisement du monde, appelé aussi Le Livre des merveilles, le premier grand témoignage sur l'Extrême-Orient », rappelle le voyageur. Philippe va parcourir une moyenne de vingt-cinq kilomètres par jour le long des routes et des sentiers. Il voyage léger. L'hiver approche, les cols se chiffrent en milliers de mètres d'altitude à franchir, toujours à pied, dans la neige, le froid, la peur des loups et des chiens sauvages, parfois même des ours et des brigands. Le Bosphore est franchi après six mois de marche. « En Asie, tous les soirs, dès que j'approchais d'un village ou d'une maison, j'étais invité. Dans mon livre, j'essaie de traduire un message d'espoir. L'homme ordinaire est bon partout dans son immense majorité. Mon message, si message il y a, c'est de prendre le contrepied des informations alarmistes, avoir une vision optimiste du monde. » Mais ça n'empêche pas la police religieuse iranienne de l'arrêter sous prétexte qu'il avait photographié un bâtiment secret, l'obligeant à rester un mois, réfugié dans l'ambassade de France à Téhéran. Jusqu'au bout du voyage, après quinze pays parcourus, dans chaque village qu'il traverse, la même question revient : « D'où viens tu ? Où vas-tu ? En Chine ? A pied ? Tu es fou ! » Les mois passent et l'aventurier se retrouve aux portes de l'Afghanistan avec une fois de plus ses cohortes d'horreurs de la guerre. En ce mois de juillet 2000, sa seule solution pour entrer dans le pays est d'accompagner les troupes d l'Alliance du Nord de Massoud, qui luttent contre les talibans. Puis, c'est le périlleux corridor du Wakhan pour pénétrer clandestinement avec une caravane de yacks au Pakistan. enfin arrive la dernière marche qui le mène à la quinzième frontière, matérialisée par une immense borne ornée de deux idéogrammes signifiant aux visiteurs l'entrée de l'empire du Milieu. Quatre jours plus tard il atteint son but, Kachgar, pour le marché aux bestiaux du dimanche.
Professeur de littérature française du XXe siècle à l'université de Lille, Gérard Cogez affirme que si, l'on considère le récit de voyage comme un genre littéraire, il en est le genre le plus ancien avec Hérodote : « Et le moins qu'on puisse dire c'est qu'au fil des siècles, il semble plutôt bien représenté. » Arguant que Théophile Gautier, Gérard de Nerval ou Stendhal se sont essayés à cette littérature du « nomadisme dont le XIXe siècle fut marqué par une volonté de renouveler le genre. « Le XXe siècle remet plus radicalement en cause la possibilité même de voyager » , poursuit-il. Au banc d'essai des écrivains voyageurs : Victor Segalen, André Gide, Henri Michaux, Michel Leiris, Claude Lévi-Strauss et Nicolas Bouvier.